Orléans met en service sa première centrale de cogénération biomasse

Infos clés fiche de cas – Réseau de chaleur de 25 km en eau surchauffée – Cogénération vapeur, première tranche au sud de la ville – Combustible : 90 000 tonnes de bois déchiqueté par an – Chaudière Vyncke – Stein de 25 MW – Vapeur à 485°C – Production électrique : 7,5 MW – Manutention du bois Trasmec – Production électrique de 7,5 MWé – Investissement : 40 M € – Exploitation : Dalkia – Mise en service en 2012.
Centrale biomasse de Orléans Sud La Source, photo Dalkia

Centrale biomasse de Orléans Sud La Source, photo Dalkia

De l’électricité et du chauffage urbain « verts » pour alimenter l’équivalent de 13 000 logements et bâtiments de la ville d’Orléans. La Mairie poursuit ainsi son engagement de participer à la diminution de la production des gaz à effet de serre et donne naissance, ce jeudi 20 décembre 2012, avec son concessionnaire Socos (filiale de Dalkia), à la première chaufferie de cogénération fonctionnant à la biomasse à Orléans. Une seconde chaufferie verra le jour en 2014, au nord de la ville.

La Source, l’un des quartiers les plus importants d’Orléans avec ses 18 000 habitants, bénéficie dorénavant d’un mode de production de chauffage urbain et d’électricité « propre ». Après 14 mois de chantier, la chaufferie est livrée dans les délais et alimentera progressivement les abonnées dès le 26 décembre 2012, pour être opérationnelle à 100 % d’ici fin janvier 2013.

Site de la chaufferie sud d'Orléans La Source, photo Mairie d'Orléans

Site de la chaufferie sud d’Orléans La Source, photo Mairie d’Orléans

La centrale biomasse d'Orléans, photo Scaldis

La centrale biomasse d’Orléans La Source, photo Scaldis

Une démarche de développement durable et sociale

Avec la biomasse, le respect de l’environnement se conjugue aussi avec des économies financières pour le consommateur. La biomasse offre un taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu de 19,6 %. Cette baisse a été anticipée et répercutée sur la facture de l’abonné dès janvier 2010 conformément aux engagements. Autre avantage, les prix sont indexés sur la filière bois, moins sujette à la tendance inflationniste que nous connaissons, et qui s’aggravera dans les prochaines années, de l’énergie fossile. Cette indexation s’est traduite par une nouvelle baisse de 9 % de la part énergie de la facture au 1er juillet 2012.

Biomasse, acte 2 : la mairie d’Orléans a dévoilé début 2013 un second projet de chaufferie biomasse, cette fois au nord, offrant ainsi une alimentation plus propre et plus écologique à l’intégralité de ses réseaux de chauffage urbain. Le projet verra le jour au cours du second semestre 2014.

La filière d’approvisionnement en bois

90 000 tonnes de bois seront consommées annuellement pour le bon fonctionnement de la chaufferie. L’approvisionnement se limitera à un secteur géographique d’un rayon de 100 kilomètres, offrant le double avantage de faire fonctionner les entreprises locales et de limiter les distances parcourues. La cogénération biomasse s’appuie sur trois ressources : la ressource forestière (produits de la sylviculture : bois d’élagage, bois déclassés, taillis,…), les sous-produits issus de l’industrie du bois (scieries, menuiseries : écorces, chutes, plaquettes, …) et les bois recyclés propres (palettes, caisses,…). Ces consommations, qui plus est raisonnées, ne font en aucun cas disparaître les forêts : elles contribuent à leur entretien et à leur extension.

Livraison à la centrale d'Orléans, photo Scaldis

Livraison à la centrale d’Orléans La Source, photo Scaldis

La logistique d’alimentation de la chaudière

Le silo de stockage, photo Scaldis

Le silo de stockage, photo Scaldis

Les équipement de manutention, stockage et reprise de biomasse pour alimenter la chaudière bois ont été conçus et fournis par la société Trasmec.

Performances :

  • Dépotage de 4 camions FMA 90 m3 en une heure,
  • Mise au stock tampon de l’usine à un débit de 360 m3/h,
  • Débit de reprise pour alimentation de la chaudière de 65 m3/h sur 3 postes 350 j/an, 24 h/24.

Les trappes de livraison sont escamotables et carrossables par les camions en charge, avant leur vidange dans deux fosses équipées d’un fond mouvant alternatif permet de masquer les temps de manœuvre des camions sur le site. Le convoyeur à bande-à-bords de contenance, équipé de ses ramasse-miettes, alimente la chaudière dans un encombrement extrêmement réduit.

Voir une présentation des installations d’alimentation en bois :

La chaufferie

Convoyeurs de bois à Orléans, photo Scaldis

Convoyeurs de bois à Orléans, photo Scaldis

Cette chaufferie biomasse de 25 MW thermique, dite de cogénération, a une double vocation ; elle produit simultanément :

  • de la chaleur pour le réseau de chauffage urbain du quartier (puissance  de 17 MW),
  • de l’électricité injectée sur le réseau public et vendue à EDF (puissance  de 7,5 MW).

D’une longueur de 25 km, le réseau de chauffage urbain (eau surchauffée) alimente près de 7500 logements et bâtiments du quartier, pour un équivalent de 13 000 logements. Parmi les principaux bâtiments concernés, on trouve : le campus universitaire, le futur grand hôpital d’Orléans (2015), les établissements scolaires, les centres commerciaux, les immeubles de bureaux, etc. Le montant de l’investissement nécessaire à la construction de cette chaufferie dépasse les 40 millions €.

Chiffres clés sur les deux chaufferies biomasse d’Orléans

  • Près de 15 000 logements concernés (soit 27% de la ville d’Orléans).
  • + de 90 millions € d’investissement pour les deux projets.
  • 52 km de réseaux.
  • 90 000 tonnes d’émissions de CO2 évitées, soit l’équivalent de 40 000 voitures.
  • mi-2014, les deux réseaux du chauffage urbain seront alimentés à la biomasse.

En savoir plus : www.orleans.fr

Frédéric Douard

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