Le Pôle de recherche du Griffon dans l’Aisne chauffé au bois

Chaufferie Zac du Griffon à Laon, photo Picardie Energie Bois

Infos clés fiche de cas – Réseau de chaleur communal de 500 mètres – Combustible : 800 tonnes de plaquettes forestières – Besoins : 2000 équivalents logements – Taux de couverture par le bois : 90% – Chaudière à bois à grille mobile Compte R. de 800 kW – Appoint et secours gaz naturel  – Mise en service en 2008 – Exploitant : Cofely – 

La chaufferie bois de la ZAC du Griffon a été inaugurée le 8 octobre 2010. Cette solution constitue une réponse efficace aux préoccupations environnementales et développement durable du Conseil Général de l’Aisne, maître d’ouvrage.

Les entités présentes sur le site se sont regroupées pour la demande en chaleur, le Conseil général ayant porté la mise en place d’une délégation de service public pour ce faire. Cette délégation a été attribuée à Cofely. Le pôle de recherche et de développement du Griffon, en regroupant sur un même site les activités du Laboratoire Départemental d’Analyses et de Recherche (LDAR), certaines activités de l’unité Agro-Impact de l’INRA et l’Institut Technique de la Betterave favorise la synergie d’acteurs publics et privés dans cinq domaines d’excellence :

  • les cycles du carbone et de l’azote ;
  • les impacts environnementaux des systèmes de culture ;
  • l’ingénierie environnementale sols, eaux ;
  • la valorisation en agriculture des produits organiques ;
  • la maîtrise des procédés d’épuration des eaux.

La chaufferie est constituée d’une chaudière à bois Compte R. de 800 kW, d’un appoint & secours en gaz naturel de 1.4 MW et d’un silo d’une capacité de 130 m3. 90 % des besoins de chaleur sont couverts au long de l’année par le bois, sachant que la production de chaleur est réalisée pour la période du 15 septembre au 15 juin de chaque année. Cela représente 800 tonnes de bois annuellement, sous forme de bois déchiqueté issu de la filière régionale bois-énergie «Picardie Energie Bois», constituée sous forme de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Ce réseau de chaleur permet ainsi d’éviter l’émission de plus de 500 tonnes de CO2 par an.

Un réseau de chaleur d’une longueur de 500 m a été mis en œuvre sous les parkings afin de rejoindre la sous-station créée dans chaque bâtiment. Les cendres (2.5 à 3 % de production de cendres, soit entre 20 et 24 T/an) sont traitées par circuit humide puis épandues selon les règles en vigueur pour les apports agricoles.

Le financement

  • Fonds européens (FEDER) : 4 M€
  • Etat – au titre du FNADT : 1,488 M€
  • Conseil régional de Picardie : 4 M€
  • Conseil général de l’Aisne (maître d’ouvrage) : 8,212 M€

Source : Conseil général de l’Aisne

Informations de contact de Compte

Compte est cité aussi dans ces articles :
  • Dans le département du Gard, promouvoir le bois-énergie pour soutenir la filière forestière
  • Depuis 2014, Châteaudun se chauffe renouvelable avec le bois et la rafle de maïs
  • Le réseau de chaleur au bois de la commune du Blanc donne toute satisfaction
  • Après dix ans d’utilisation, SKF toujours satisfait de sa chaudière à bois !
  • Briançon, ville la plus haute de France, chauffée par deux chaudières bois à hautes performances
  • La chaufferie bois Compte R. à silos-conteneurs de l’Université de Gand
  • Le réseau de chaleur de la commune de Barby en Savoie est alimenté à 95% par le bois
  • Articles et reportages sur les chaudières à biomasse Compte R.
  • Le bois pour maîtriser les coûts de chauffage des serres des Jardins de Camargue
  • Gennevilliers investit dans une chaufferie biomasse pleine de bonnes idées
  • Tous les articles mentionnant Compte