Les chaudières à granulés Compte R. à la conquête des puissances moyennes

Article paru dans le Magazine Bioénergie International n°15- Septembre-Octobre 2011

La chaudière Compte R Granul'Eco que l'on pourait confondre avec une chaudière à fioul, photo Frédéric Douard

Le granulé de bois est un combustible standardisé et donc universel, au même titre que le mazout ou le gaz naturel. Ceci veut dire qu’il est utilisable dans une foule d’applications, allant du petit poêle de 4 kW à la « méga-chaufferie » collective de Hasellby-Stockholm de 300 MW. La question de son choix relève de la question économique, le granulé ayant techniquement la particularité de s’adapter facilement partout. Le renchérissement récent de l’énergie le repositionne en France et dans de nombreux pays européens dans les puissances moyennes, pour les collectivités et les entreprises.

Lorsqu’il est apparu en France en 1981, lors du second choc pétrolier, le granulé se trouvait dans un contexte d’énergie chère qui a duré jusqu’en 1986. À cette époque, la manière la plus simple, la plus rapide et la plus massive de l’utiliser, a été de le substituer au fioul domestique dans des établissements tertiaires, des écoles, des logements collectifs et des entreprises. De 1982 à 1986, de nombreuses chaufferies de 100 à 5 000 kW ont ainsi été installées dans les zones de chalandise de la douzaine de producteurs de l’époque, en Alsace, Franche-Comté, Bourgogne, Rhône-Alpes, Champagne-Ardenne et Languedoc-Roussillon.

L'intérieur du brûleur spécialement conçu pour la combustion des granulés

Le contre-choc pétrolier a ensuite brisé cette dynamique, jusqu’à ce que l’énergie ne renchérisse à nouveau en 2004. Mais cette fois, c’est un marché bien différent qui a été le moteur de la relance : le chauffage domestique, dopé par des technologies modernes et par une politique favorable aux
énergies renouvelables a contribué à une relance rapide de la filière. Mais au regard de cette application, de nombreux bureaux d’études et porteurs de projets ont l’impression que ce combustible nouveau à leurs yeux n’est qu’un combustible domestique.

Pourtant au même titre que le fioul domestique qu’il remplace, le granulé peut s’intégrer partout, à la condition que son prix soit intéressant pour les usagers. Et c’est cette évolution qui est en train de s’opérer doucement en Europe au fur et à mesure que le prix de l’énergie se stabilise à de hauts niveaux.

Le granulé en secteur domestique est aujourd’hui naturellement intéressant car les investissements y sont raisonnables, les techniques éprouvées et car leur efficacité fait qu’il ne soit pas besoin de consommer beaucoup. Ainsi malgré son prix d’achat plus élevé en apparence que les autres biocombustibles, le prix final de l’énergie est souvent avantageux pour qui veut bien faire le calcul. Pour les secteurs collectif, tertiaire et professionnel, le même type d’intérêt peut être aujourd’hui observé.

Comparatif du coût des énergies en 2011

Le comparatif, dont on peut s’amuser à faire varier les valeurs, montre que hors investissement, le granulé est actuellement, avec la plaquette, l’énergie la moins chère du marché. Et tout l’enjeu pour les porteurs de projets est donc de prévoir des investissements qui ne seront pas excessivement plus onéreux que ceux d’un renouvellement au fioul ou au gaz, et qui permettront d’amortir le différentiel.

Et dans des puissances qui peuvent aujourd’hui dépasser les 300 kW et même atteindre le MW, le granulé arrive à se positionner notamment lorsque le silo peut-être intégré dans des locaux existants, ou à l’extérieur, donc sans surcoût de génie civil. C’est le type de calcul qu’a fait l’entreprise Vilac dans le Jura, une entreprise qui pourtant dispose de déchets de bois gratuits. Elle s’est tourné vers la nouvelle chaudière Compte R. à granulés de bois : Granul’Eco.

Voir l’article « Vilac, leader français du jouet tourné en bois, choisit le chauffage au granulé ».

>> En savoir plus sur les chaudières Granul’Eco de Compte R

Frédéric Douard, Bioénergie International

Article paru dans le Magazine Bioénergie International n°15- Septembre-Octobre 2011.

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