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Présentation d’un reportage exclusif paru dans le magazine Bioénergie International de novembre 2010.
Nous disions dans un autre article du magazine Bioénergie International de novembre 2010 que la chaufferie de Cergy-Pontoise était devenue en mars 2009 la plus puissante des chaufferies collectives au bois de France. Et bien quelques mois plus tard, en novembre 2009, la chaufferie de Mende lui soufflait la place avec 42 MW.

Panorama sur la chaufferie, photo Frédéric DOUARD
La capitale de la Lozère voyait ainsi la mise en service de la première centrale de cogénération retenue dans le cadre de l’appel d’offre CRE 2 lancé par le ministère en charge de l’énergie en 2007. Et le fait est remarquable, cette installation est également la seconde installation française de cogénération biomasse sur un réseau de chaleur collectif, après la mise en route de celle de Felletin en 2005 (Voir également notre article dans ce numéro de novembre). Le 5 juin 2008, la commission de régulation de l’énergie (CRE) annonçait retenir vingt-deux projets de production simultanée de chaleur et d’électricité utilisant la biomasse. Dix-huit mois plus tard, le projet Bio Energie Lozère était le premier à atteindre son but.
La cogénération à partir de biomasse est fort peu développée en France. En dehors des deux villes citées, il n’existe que quelques installations dans l’industrie du bois. Il faut dire que la production d’électricité par la biomasse n’a jamais constitué une priorité française, puisque jusqu’à l’appel d’offre de 2007, les tarifs de rachat proposés n’étaient guère attractifs. Pourtant, la production d’électricité est envisageable en complément, partout où des productions importantes de chaleur sont réalisées. Les rendements électriques sur production thermique étant quelque soit les systèmes ou les combustibles, compris entre 20 et 30%, exceptionnellement 40 sur des opérations très optimisées, il n’est écologiquement pas envisageable de produire de l’électricité sans une bonne valorisation de la chaleur. Et l’idée couramment répandue, selon laquelle la chaleur est un résidu de la production électrique, biaise le raisonnement de l’efficacité. Il convient en effet de ne concevoir la production électrique que comme une plus value d’une production thermique qui se doit de valoriser les 50 à 60% de chaleur récupérable.
La ville de Mende, s’est ainsi dotée d’un réseau de chaleur d’une dizaine de kilomètres avec une soixantaine de points de livraison qui alimentent une centaine de bâtiments publics et privés du territoire de la commune. Ces bâtiments avaient jusque maintenant en grande majorité recours au fioul pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire. Rappelons néanmoins que la cité mendoise n’est pas une novice en matière de bois-énergie puisque depuis 1982, elle héberge l’un des plus anciens producteurs de granulés de bois français, qui depuis sa création a alimenté nombre de chaufferies de la ville et de la région.
Le porteur du projet, même s’il a reçu le soutien sans faille de la municipalité, n’en est pourtant pas la collectivité elle-même. C’est une entreprise familiale implantée à Mende depuis des générations qui est à l’origine. . .nous allons dire de ce projet audacieux……
……LIRE LA SUITE en commandant le numéro du magazine.
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