Le stockage de carbone supérieur aux émissions des chaufferies à miscanthus en circuit court

Le stockage de carbone dû aux chaufferies à miscanthus supérieur aux émissions

La chaufferie à miscanthus de Saint-Mards-de-Blacarville dans l’Eure, photo Novabiom

Novabion, une entreprise qui se consacre depuis 2006 au développement de la culture et des valorisations du miscanthus en France, révèle les résultats préliminaires d’une analyse de cycle de vie du miscanthus utilisé en chaufferies collectives, des résultats qui montrent que le stockage du carbone dans le sol de ces cultures serait supérieur aux émissions du combustible utilisé !

Le silo à miscanthus de Vauventriers, photo Novabiom

Cette analyse de cycle de vie a été réalisée en 2023 par Agrosolutions, et commanditée par France Miscanthus, association dont Novabiom est membre.

Une chaufferie à miscanthus, c’est une chaudière à biomasse qui brûle des plaquettes de miscanthus, associée ou pas à un réseau de chaleur. En France, de plus en plus de particuliers et de collectivités font installer des chaudières à miscanthus.

Les communes, souvent en zones rurales, trouvent plusieurs avantages à se chauffer au miscanthus : combustible économique et écologique, approvisionnement local et sécurisé, et services environnementaux comme la protection de la qualité de l’eau.

Quel est le bilan carbone de ces chaufferies à miscanthus ?

L’herbe à éléphants (Miscanthus), photo Frédéric Douard

A ce stade, l’analyse de cycle de vie montre que se chauffer au miscanthus émettrait 43 fois moins de CO2/kWh qu’un chauffage gaz et 50 fois moins de CO2/kWh qu’un chauffage fioul. L’ACV prend en compte l’ensemble du cycle : la production du miscanthus, l’étape de stockage et de transport des copeaux, et la combustion au niveau de la chaufferie. Elle s’appuie notamment sur les données réelles de deux communes se chauffant au miscanthus : St-Mards-de-Blacarville (27) et Bernwiller (68). Pour ces deux communes, l’approvisionnement au miscanthus est réalisée dans un rayon de 5 km.

En prenant en compte le stockage de carbone dans le sol, se chauffer au miscanthus a un bilan net négatif, c’est à dire que l’on stocke plus de CO2 que l’on en émet. Se chauffer au miscanthus, c’est donc une solution vertueuse, pour faire émerger des projets de territoire durables.

Avant une publication définitive de cette ACV, les résultats préliminaires doivent encore être soumis à une revue critique. Nous reviendrons sur le sujet lorsque cette phase sera réalisée.

Contact : Caroline Wathy, ingénieur agronome chez Novabiom : 06 72 58 54 57 – caroline.wathy@novabiom.com

Frédéric Douard

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