Brametot, la pertinence de la méthanisation des ordures ménagères

Article paru dans le Bioénergie International n°46 de décembre 2016

L'usine de méthanisation de Brametot, photo Valor'Caux

L’usine de méthanisation de Brametot, photo Valor’Caux

À l’heure de la transition énergétique, il est essentiel de tirer le maximum de toutes les ressources naturelles et les déchets des ménages ne doivent pas échapper à cette règle. Désormais, les collectivités françaises extraient les matériaux recyclables des ordures et se dirigent vers une valorisation accrue de la fraction organique. Le reste de la poubelle, qui représente de 2/5 à 3/5e, est pris en charge de différentes façons. Dans les grandes villes, l’incinération permet d’alimenter les réseaux de chaleur urbains, ce qui autorise une bonne valorisation de l’énergie contenue dans ces ordures. En milieu rural, les besoins énergétiques sont dispersés et plus faibles, ce qui incite à rechercher des alternatives.

À Brametot en Seine Maritime, le Syndicat Mixte de Traitement et de VAlorisation des Déchets du Pays de Caux (SMITVAD) a opté pour la construction d’une usine de tri-méthanisation de biodéchets (ou fraction biodégradable des OMr) extraits par voie mécanique. Celle-ci a été mise en service en juin 2014 et réceptionnée en juillet 2015. Elle produit environ 15 000 t/an d’un fertilisant organique de qualité, ainsi que du biogaz qui permet de fournir de l’électricité.

La genèse de l’usine de méthanisation UMOM

Le SMITVAD assure le traitement des déchets ménagers de plus de 120 000 habitants et jusque 130 000 en période estivale. Avant ce projet, la collectivité disposait depuis 1980 d’une usine de compostage d’ordures ménagères à Brametot. Mais vu son âge, elle produisait un compost qui ne répondait plus à la réglementation en vigueur. Par ailleurs, le suivi post-exploitation des centres de stockage de déchets non dangereux (ISDND), n’avait pas été mis en place. La gestion des lixiviats n’était pas satisfaisante et la récupération du biogaz inexistante sur 2 des 3 sites. Face à cela, dès 2001, les élus ont entamé une première réflexion sur la collecte séparative des biodéchets, mais en raison du caractère rural du territoire et du surcoût de collecte que cela engendrait, l’hypothèse a été écartée…

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