Xergi, acteur européen de la méthanisation française

Article paru dans le Bioénergie International n°34 de novembre-décembre 2014

Unité de méthanisation de Grongas au Danemark, photo Xergi

Unité de méthanisation de Grongas au Danemark, photo Xergi

En France, le 10 juillet 2006 a marqué le top départ d’une filière méthanisation en France. Grâce à la mise en place d’un tarif d’achat de l’électricité issue du biogaz, le mouvement attendu depuis des décennies a enfin été amorcé. Complété en 2011 par la mise en place d’un tarif d’achat de biométhane pour injection au réseau, le marché a vu le nombre global d’installations croître, bien que la part des installations produisant du biométhane reste pour l’instant très limitée.

La transition énergétique pour la croissance verte, encouragée par l’actuel gouvernement et s’inscrivant dans la continuité du Grenelle de l’Environnement, permet à la profession de pouvoir désormais parier sur un mouvement de fond en faveur des énergies renouvelables, et donc du biogaz. Aussi, on pouvait lire dans l’exposé des motifs pour la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, rédigée par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie :

« 33 % puis 38 % de la chaleur que nous consommons devra provenir de sources renouvelables (biomasse, valorisation des déchets, géothermie), parallèlement à l’extension des réseaux de chaleur et de la cogénération. Les biocarburants, en particulier ceux de nouvelle génération, l’hydrogène et les biogaz devront couvrir 10,5 % puis 15 % de nos besoins dans les transports individuels et collectifs ».

À travers ces quelques lignes, on comprend l’enjeu pour la France de décarboner ses énergies en s’appuyant sur des techniques et technologies éprouvées et pérennes. C’est précisément dans ce cadre de volonté forte du monde politique français, mais également européen, qu’évolue la société Xergi.

La société danoise Xergi est connue en France pour sa qualité d’ensemblier d’unités de méthanisation multi-produits, par ses 30 années d’expérience notamment en Scandinavie et en Allemagne et pour ses compétences techniques. Xergi a réalisé en France des projets ambitieux, portés par des agriculteurs, des industriels et des institutionnels.

Tiper Méthanisation en est un excellent exemple. Ce projet, initié dès 2006, offrait déjà la vision d’une énergie durable produite à l’échelle d’un territoire, celui du Bassin Thouarsais en Région Poitou-Charentes, grâce au pari fou du déploiement d’un mix énergétique alors ambitieux pour l’époque (biomasse, solaire, éolien et prochainement de gazéification).

TIPER Méthanisation à Thouars - 79, photo Méthanéo

TIPER Méthanisation à Thouars – 79, photo Méthanéo

Depuis ce projet, Xergi a développé sa filiale française. Grâce à ses clients, 11 MWé ont été installés ou sont en cours de construction en France. L’entreprise a ainsi fourni son processus de méthanisation pour les plus importantes unités de méthanisation qui existent aujourd’hui sur le territoire national.

Ce succès s’explique par le fait que la société ait su consolider une technologie, déjà performante et robuste, pour l’adapter aux biomasses communément répandues en France. Ainsi en France, Xergi valorise plus de 360 000 tonnes de fumiers, des biodéchets agro-alimentaires, mais également des biodéchets de la collecte sélective (restauration hors domicile ou déchets organiques domestiques). L’entreprise entend ainsi être en parfaite adéquation avec la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte encourageant l’emploi de déchets existants, la valorisation de la chaleur issue de la cogénération sur des réseaux de chaleur ou encore la production de biométhane sur le territoire national.

Xergi a également bénéficié d’un large retour d’expérience en provenance d’autres pays européens sur lesquels elle intervient également. Ainsi, on peut citer outre naturellement le Danemark qui est en pointe en Europe depuis fort longtemps sur ce sujet, mais aussi la Suède ou le Royaume-Uni.

La transition énergétique, enjeu européen

La volonté de la France d’amorcer une transition énergétique et une politique volontariste en matière de réduction des déchets est partagée par de nombreux pays européens.

Foulum Biogas au Danemark, photo Xergi

Foulum Biogas au Danemark, photo Xergi

Danemark

Après avoir construit plus d’une cinquantaine d’unités de méthanisation dans son pays d’origine, Xergi a été choisie cet été pour réaliser le processus de méthanisation de trois unités de méthanisation qui permettront à l’opérateur Naturgas Fyn d’injecter 30 millions m³ par an de biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel. Cette opération a été possible grâce aux groupements d’agriculteurs à l’origine des projets. Ces nouvelles unités de méthanisation valoriseront plus d’un million de tonnes de fumier et autres biomasses par an dès 2015.

Plusieurs villes au Danemark ont investi dans des bus, des camion-bennes et des voitures de service à domicile par exemple, circulant au gaz. Ces véhicules utilisent principalement aujourd’hui le gaz naturel fossile, mais bientôt nombre d’entre eux utiliseront du biométhane (encore appelé BioGNV) à mesure que la production des trois unités de méthanisation se cumulera au cours de l’année 2015.

Dans le même temps, les entreprises industrielles consommatrices de gaz pourront rendre leur production plus respectueuse de l’environnement tout en satisfaisant à l’objectif danois selon lequel tout recours aux combustibles fossiles doit disparaitre en 2050.

Brogas, Suède, 42000 tonnes, 25 GWh de biométhane, photo Xergi

Brogas, Suède, 42000 tonnes, 25 GWh de biométhane, photo Xergi

Suède

La Suède, pionnière dans la généralisation du biométhane pour les véhicules, va également poursuivre son effort. Cette fois, c’est l’opérateur Scandinavian Biogas Fuels qui va augmenter de 50% sa capacité de production en la passant de 15 à 23 millions m³. Cet accroissement bénéficiera principalement au secteur des transports de Stockholm, Sofielund. Ce nouveau site de méthanisation, équipé du processus Xergi, sera mis en service sur 2015.
Les 8 millions de m³ de biométhane annuels seront produits grâce à 100 000 tonnes de biomasses issues de la collecte sélective et d’autres sources de biodéchets. Le biogaz sera ensuite épuré en biométhane et le site inclura également une station de BioGNV accessible aux voitures et poids-lourds.

Huit millions de m³ de biométhane permettent d’alimenter 5 000 véhicules privés parcourant 20 000 km/an soit une réduction de CO2 de 13 000 tonnes par rapport à l’utilisation d’essence.

Barkip, Ecosse, 80000 tonnes, 2,2 MWé, photo Xergi

Barkip, Ecosse, 80000 tonnes, 2,2 MWé, photo Xergi

Royaume-Uni

Le Royaume Uni n’est pas en reste. Ce dernier affiche clairement sa politique volontariste de structurer la filière. C’est ainsi qu’il s’est doté d’une structure gouvernementale capable de déployer son ambitieux programme de réduction des déchets. Le programme WRAP, pour “Waste & Resources Action Programme” entend valoriser la matière organique fermentescible par méthanisation. Pour ce faire, il a encouragé les réseaux de collecte des biodéchets issus des ménages, de la grande distribution ou encore de la restauration hors-domicile (RHD). Aujourd’hui ce ne sont pas moins de 11 millions de foyers qui ont accès au service de collecte sélective. La méthanisation allant de pair avec la valorisation du fertilisant, le digestat, le programme WRAP a également encouragé le développement de marchés permettant un retour au sol avec l’objectif de « boucler la boucle ».

Les conséquences de ce programme sur la méthanisation ne se sont pas fait attendre puisque Xergi construit cette année Willen Biogas, une unité qui va permettre la valorisation de quelques 27 000 tonnes de déchets par an à Enfield au nord de Londres.

Le site sera équipé d’une cogénération d’une puissance de 1,5 MWé permettant ainsi d’alimenter environ 1750 foyers. La construction a démarré en août dernier et l’unité de méthanisation devrait être opérationnelle dès mai 2016.

Unité de méthanisation de Stapple au Royaune Uni, photo Xergi

Unité de méthanisation de Stapple au Royaume Uni, photo Xergi

Conclusion

Le mouvement de fond engagé par plusieurs gouvernements européens, et en particulier en France, reflète les impératifs suivants :

  • Réduire les déchets à la source,
  • Mieux identifier et valoriser les déchets,
  • Diversifier les mix énergétiques,
  • Développer les réseaux de chaleur,
  • Développer des moyens de mobilité utilisant les énergies renouvelables,
  • Encourager une gestion de l’azote.

C’est en ce sens que Xergi se positionne, de par son expérience européenne et internationale, comme un acteur et un partenaire privilégié pour les différents intervenants du monde agricole, de l’industrie, des réseaux d’énergie… là est la vocation de Xergi.

Contact : Patrice LEJEUNE, Directeur du Développement France – ple@xergi.com – 06 86 10 26 88 – www.xergi.fr

Frédéric Douard

Informations de contact de Xergi

logo Xergi
Xergi SAS
Z.A. les Coteaux de Grandlieu
4 rue des Douelles
F-44830 Bouaye
+33 240 40 75 46
@ www.xergi.fr gul@xergi.com
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