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Dans les forêts en régénération naturelle, le bois-énergie, sous-produit de la sylviculture, ne rime pas avec coupes rases

Dans les forêts en régénération naturelle, le bois-énergie, sous-produit de la sylviculture, ne rime pas avec coupes rases

Forêt jurassienne en régénération naturelle

Dans l’opinion publique française, et particulièrement dans celle des citadins, le développement du bois-énergie est parfois associé à la pratique des coupes rases. Certaines personnes et organisations, mais aussi des médias, dénoncent régulièrement cette pratique en en faisant trop souvent une généralité. Pourtant la coupe rase, qui n’est bien sûr pas une pratique mise en oeuvre systématiquement, est la plupart du temps une réponse soit à la fin de cycle d’un mode de culture de bois d’oeuvre en futaie régulière voire en plantation monospécifique, soit à une obligation sanitaire comme une attaque de parasites.

Dans tous les cas, le bois exploité est toujours trié et valorisé selon son potentiel économique : les pièces d’exception vont au tranchage ou à la merranderie ; les belles pièces vont au sciage ou au déroulage ; les pièces de qualité intermédiaire vont à la production d’emballages ; les pièces de qualité secondaire vont à l’industrie (panneaux, papiers, cartons ou granulés) ou au bois de chauffage s’il s’agit de feuillus ; et le reste va au déchiquetage pour les chaufferies automatiques.

Et ce tri ne se fait pas uniquement sur la base de coupes définitives ou toute la parcelle est coupée. Dans d’autres cas, et c’est une pratique courante dans les forêts publiques du massif jurassien, la sylviculture est conduite en régénération naturelle, en essences mélangées et avec maintien de toutes les tranches d’âges. Avec ce type de sylviculture, dite de proche de la nature ou en futaie jardinée, la forêt est productive sans interruption, les arbres y sont prélevés individuellement à maturité ou s’ils deviennent gênants pour les autres, et ses produits sont triés sur le même principe qu’évoqué précédemment. Le résultat est une forêt à couvert continu, productive, équilibrée, respirante, lumineuse, diversifiée et plus résiliente aux multiples risques possibles.

Frédéric Douard

Dans ce reportage, plongez au cœur de la forêt jurassienne avec Rémi Chambaud des Communes Forestières de Bourgogne-Franche-Comté !

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