Atlas des centrales électriques à biomasse solide ou à déchets ménagers

Atlas paru dans le Bioénergie International n°62 de l’été 2019

L’atlas Bioénergie International 2019 des centrales électriques et de cogénération à biomasse solide ou déchets managers, recense 362 centrales et montre une légère progression du parc des installations biomasse en service, et de celles en projet notées respectivement type « BIO », et type « PROJ » dans les tableaux présents dans le magazine n°62. 

Pour la France métropolitaine, sur les 55 sites recensés à mi-juillet 2019, la puissance totale installée est de 641 MWél. L’atlas recense également 36 projets, représentant à terme et sous réserve de leur mise en service, 297 MWél supplémentaires et ce sans compter le projet Ecocombust qui concerne une tranche de 580 MWél à la centrale charbon de Cordemais dont la conversion est à l’étude.

Dans les DOM-COM, signalons le démarrage fin 2018 du site Albioma Galion2 en Martinique avec ses 36,5 MWél, et la présence des chaudières en co-combustion bagasse/charbon des sucreries/distilleries des Antilles (Le Moule en Guadeloupe 64 MWél) et de la Réunion (Bois-Rouge 108 MWél et Le Gol 122 MWél) qui ne fonctionnent en co-combustion qu’à la période sucrière. Pour ces installations, des conversions en 100 % EnR (bagasse/biomasse – 40 % de ressources locales et 60 % de ressources importées) devraient intervenir au plus tard d’ici 2023.

La centrale Albioma Galion 2 à La Trinité en Martinique, photo FL Design

L’atlas présente également 76 sites situés dans la francophonie : 29 en Belgique avec 436 MWél, 15 en Suisse pour 64 MWél, 16 au Canada francophone avec 525 MWél, et environ 105 MWél pour les pays africains francophones.

À noter aussi en 2019, l’intégration dans la liste de petites centrales en micro-cogénération, notées « micro » dans la colonne « Valorisation » des tableaux présents dans le magazine n°62.

La centrale de micro-cogénération de l’écoquartier de Visé, photo Frédéric Douard

Pour les installations de valorisation énergétique des déchets ménagers (notées type « OM »), nous avons recensés 105 unités en France pour 720 MWél, 15 en Belgique pour 164 MWél, 29 en Suisse avec 283 MWél cumulés.

Si vous souhaitez apporter des remarques ou des valeurs à cet atlas, vous pouvez le faire à cette adresse : fbornschein@bioenergie-promotion.fr

Pour découvrir le liste complète des installations recensées dans cet atlas, vous pouvez commander le Bioénergie International n°62 dans notre boutique en ligne.

François Bornschein

1 réponse
  1. choppin dit :

    La voilà la bonne solution. Cogénération biomasse et déchets avec toutes les techno disponibles, voire les associations de techno, pour coller aux besoins thermiques et électriques des sites alimentés et à la variation de ces besoins sur une année, sans oublier que les besoins de froid vont beaucoup plus augmenter que les besoins de chaud. Quant à l’électricité, pas trop de soucis sur la pertinence d’en faire un maximum.Il n’en demeure pas moins que du côté de nos dirigeants on contribue à privilégier les solutions intermittentes (faut-il les nommer ?) au détriment d’une production d’energie pilotable.
    Il n’est pas mauvais de rappeler ce que disait Nicolas Hulot sur ce sujet:
    https://youtu.be/5WuS4Og_tgM