Fermeture des centrales à charbon et emploi dans les énergies renouvelables

En 2019, la France dispose de cinq centrales à charbon en fonctionnement sur son territoire métropolitain, réparties sur quatre sites distincts. Ces centrales, principalement appelées lors des pics de demande hivernaux, représentent une puissance cumulée de près de 3 GW et ont produit 9,7 TWh, soit 1,8 % de la production d’électricité en France métropolitaine.

Cette production d’électricité à partir de charbon est pour autant très émettrice de gaz à effet de serre : elle a émis 7,1 Mt de CO2 en 2017, soit 31 % des émissions du secteur de la production d’électricité. La fermeture progressive d’ici 2022 de ces centrales représente un fort enjeu social et territorial.

Afin d’évaluer dans quelle mesure les filières vertes constituent un gisement pour des créations d’emplois, une synthèse réalisée pour l’ADEME présente les marchés et les emplois existants en 2017 relevant des filières EnR&R dans ces territoires.

En 2017, on estime à 24 600 le nombre d’emplois directs (ETP) existants du fait des filières EnR&R (hors éolien offshore) dans les quatre régions étudiées et à 5 900 ETP à l’échelle des quatre départements concernés.

Au vu des objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables en France, ce nombre d’emplois devrait augmenter au fur et à mesure des investissements réalisés. Il pourrait encore être accentué dans le cadre des projets de territoire qui sont co-construits avec les acteurs locaux afin de contribuer au dynamisme économique de ces territoires.

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Frédéric Douard

1 réponse
  1. Michel GUERY dit :

    Bonjour,
    Une centrale thermique à flamme coûte de l’ordre de 1 milliard d’euros en investissement. Il serait idiot de ferrailler ces 5 centrales. Il faudrait les passer au Black Pellets pour conserver l’emploi local et même développer les emplois ruraux (Sylviculture, ETF…) La moitié de la forêt Française n’est pas gérée actuellement, faute de débouchés, (Toutes les usines de pâte à papier du nord de la France ont disparu depuis l’an 2000 !) le volume de bois sur pied augmente dangereusement (risques d’incendies…) et elle s’étend sans cesse. Ce serait un bon moyen de la valoriser en vue de produire aussi plus de bois d’oeuvre, c’est à dire diminuer nos importations, (Charbon, sciages) Nous rentrerions ainsi dans l’ère vertueuse des bioénergies.