La Mayenne favorable aux haies nouvelles sur les exploitations agricoles

Bocage, photo  de la Chambre D'agriculture de Mayenne

Bocage, photo de la Chambre d’Agriculture de Mayenne

Créer des haies bocagères aujourd’hui, c’est possible mais aussi souhaitable pour l’environnement avec un engagement financier très limité. Pour cela, le plan bocager est un outil communal participatif et volontaire de diagnostic et d’analyse du bocage. Il permet de prendre conscience du bocage et ensuite de proposer de le maintenir, de l’améliorer et de le valoriser. Il s’agit de retrouver de nouveaux rôles au bocage (agriculture de qualité, préservation de la qualité de l’eau, production de bois, de paysage, de biodiversité) et de redonner une cohérence globale au réseau bocager. 

Le plan bocager, s’inscrivant dans le cadre d’une démarche collective, permet de fédérer des initiatives individuelles et d’impulser des envies de planter. De nombreuses communes du département de la Mayenne réalisent actuellement des plans bocagers (le bassin de l’Oudon, le bassin de l’Ernée, le SIAP de Chémeré le Roi, …).

Dans le cadre des plans bocagers, le déplacement du conseiller de la Chambre d’agriculture de Mayenne est à la charge de la collectivité et est gratuite pour l’agriculteur. De plus, cette visite est l’occasion de faire le point sur le bocage de l’ensemble de l’exploitation, d’identifier peut-être les linéaires de haies vieillissantes et d’envisager sur place les haies nouvelles à replanter en fonction des assolements, des qualités de sols, de l’orientation des parcelles…

Que vous soyez ou non sur une commune où se déroule un plan bocager, le Conseil départemental de la Mayenne apporte une aide aux porteurs de projets. Cette subvention couvre une grande partie des frais, puisque le forfait peut permettre, en général, d’acheter les plants et de les faire planter. Il reste donc, à votre charge, la préparation du sol (passage de rotovateur et décompactage) et paillage avec de la paille ou du bois.

Pour aller plus loin : Démonstrations de taille de jeunes haies et arbres

  • 11 mars 2016 à 10h, La Prée – Route de Laval à Cossé le Vivien
  • 14 mars 2016 à 14h, La Poissonnière – Route de Chérancé à Bouchamps lès Craon
  • 18 mars 2016 à 10h, La Nouillerie, Route d’Alençon à St Pierre des Nids
  • 21 mars 2016 à 14h, La Marcherie – RD 158 à Bourgon
  • 23 mars 2016 à 10h, Le Chêne Blance à Commer

CA53Journées gratuites – N’oubliez pas bottes et sécateur !

Contacts à la Chambre D’agriculture de Mayenne :

  • Gérard Clouet – 02 43 67 38 74
  • Quentin Viéron – 02 43 67 38 90
  • Philippe Boulvrais – 06 19 86 36 13

Frédéric DOUARD

Frédéric DOUARD : rédacteur en chef du magazine Bioénergie International, animateur du Portail francophone des bioénergies. Pour me contacter : fdouard arobase bioenergie-promotion.fr

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1 réponse

  1. Energie+ dit :

    Cà vaut la peine en effet : les Chambres d’agriculture et l’Inra comptabilisent environ 810 000 ha de haies en France, dont 503 000 sur des terres agricoles. A ces surfaces s’ajoutent environ 150 000 ha d’alignement d’arbres. Selon les espèces plantées, un hectare de haie permet un stockage du carbone, dans le sol et les racines, compris entre 550 et 900 kg CO2/ha/an. Avec 1,8 Mha de ces haies, le secteur agricole pourrait ainsi économiser environ 1,3 Mt éqCO2.

    Accroître la surface en haies bocagères permettrait aussi au secteur agricole de s’assurer un gisement d’énergie renouvelable important. Un kilomètre de haie d’une largeur totale de 10 mètres offre un potentiel de production jusqu’à 80 m 3 « apparent plaquette » humide (MAP), soit jusqu’à 17 t de bois sec.

    Selon les Chambres d’agriculture, l’implantation de 100 mètres linéaires coûte de 6 à 15 €, amortissable sur 30 ans. « Des aides sont possibles jusqu’à 80 % ». Il faut compter ensuite de 10 à 30 €/100 ml/an en entretien, entre la taille et le recépage.

    « La plantation et l’entretien des haies doivent être pensés pour optimiser ses services et les débouchés du bois, tout en minimisant les contraintes », souligne l’APCA. Le développement de filières courtes collectives, avec les Cuma et les collectivités, permet d’optimiser les chantiers et sécuriser les débouchés. Le coût de revient en bois énergie est ainsi estimé entre 55 et 80 €/t de plaquette sèche. Ces plaquettes sèches peuvent être vendues entre 75 et 110 €/t.