Valoriser les coques d’anacarde en charbon

Article collectif : Pascale Naquin1 , Jean-Philippe Tagutchou1 , Romain Peyrache2, Margaux Jaulin1 , Etienne Perrier2 (1 : CEFREPADE – INSA de Lyon et 2 : RONGEAD), publié dans le Bioénergie International n°25 de mai 2013.

Charbon de coques de noix de cajou, photo Rogead-Cefrepade

Quel étrange fruit que celui de l’anacardier ! Un faux fruit, la pomme, parfois valorisée, et une coque à l’intérieur de laquelle se trouve une perle : l’amande, plus connue sous le terme de noix de cajou. Extraire l’amande de la coque sans l’abîmer ne se fait pas simplement : une fragilisation à la chaleur (vapeur ou bain d’huile) est nécessaire avant de briser la coque. Autre besoin en énergie : les amandes extraites doivent séjourner en séchoir avant d’être emballées et commercialisées.

Au Burkina-Faso, dans les ateliers artisanaux ou semi-industriels de la région de Bobo-Dioulasso, l’énergie est le plus souvent apportée par le bois et le gaz, sources d’énergie non renouvelables et source de GES (gaz à effet de serre) dans ce pays où le bois devient rare.

Pourquoi donc ne pas utiliser les coques ligneuses de l’anacarde comme combustible ? Car elles sont imprégnées d’une substance très particulière, le CNSL (Cashew Nut Shell Liquid), composé de molécules diverses dont des molécules phénoliques (cardol, cardanol, acide anacardique) qui dégagent des fumées acres et sans doute toxiques lors de leur combustion. Du coup, les coques sont un déchet source de pollution et de nuisances (odeurs, pollution du sol et potentiellement des eaux, encombrement d’espace). Des mesures faites à l’INSA de Lyon ont démontré le caractère écotoxique des coques brutes.

RONGEAD, ONG qui appuie depuis plusieurs années la filière anacarde dans plusieurs pays s’est rapprochée du CEFREPADE, de l’INSA de Lyon et de la plateforme PROVADEMSE pour travailler à la mise au point d’un procédé de carbonisation dans des conditions techniques, économiques et environnementales acceptables pour de petites structures basées dans des pays en développement. L’idée était en effet de transformer les coques en charbon de bois et récupérer en parallèle l’énergie des gaz de pyrolyse via une postcombustion…

…. pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°25 de mai 2013.

Frédéric DOUARD

Frédéric DOUARD : rédacteur en chef du magazine Bioénergie International, animateur du Portail francophone des bioénergies. Pour me contacter : fdouard arobase bioenergie-promotion.fr

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2 réponses

  1. COULIBALY PEGABOH DENIS dit :

    Je suis très heureux de savoir que la coque de la noix de cajou sert de charbon. Je suis gérant d’une société coopérative capable de vous fournir le produit si l’intérêt se fait sentir. Merci et a bientot. Contacts: 00225 08637651 00225 05356552

  1. 7 février 2014

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