Des plantes oléagineuses modifiées pour des biocarburants plus propres

Fleurs de Colza, Brassica napus, photo Frédéric Douard

Les nouveaux développements dans le domaine de la manipulation génétique des cultures des plantes oléagineuses renforcent les plantes qui permettraient à l’industrie de réduire sa dépendance aux carburants fossiles.

Dans un effort de remplacer le pétrole brut par des ressources renouvelables, des scientifiques collaborant dans le cadre d’une initiative financée par l’UE tentent de produire des carburants et lubrifiants à valeur ajoutée pour une utilisation industrielle. Ces carburants sont fabriqués à partir de cultures simples et doivent être produits en quantité suffisamment importante pour satisfaire les besoins des secteurs très gourmands en pétrole.

La difficulté est grande étant donné qu’elle concerne les cultures génétiquement modifiées (GM) de plantes oléagineuses existantes afin de créer des variétés efficaces et résistantes qui produisent une quantité optimale de combustible. En plus du scepticisme du public quant aux produits GM, on constate également des complexités techniques.

Le projet ICON («Industrial crops producing added value oils for novel chemicals») veut répondre aux inquiétudes du public et s’engage à maintenir une éthique de communication transparente et continue afin d’informer le public quant aux progrès et aux développements en gardant tous les aspects ouverts au débat. Ainsi, ICON a surmonté deux grands obstacles dans la production massive de carburant industriel végétal et de substances chimiques.

La première difficulté est le développement d’un «protocole de transformation» efficace pour une espèce végétale de feuillus appelée crambe, qui jusqu’à récemment ne répondait pas adéquatement à la technologie de génie génétique. Aujourd’hui, une nouvelle variété prometteuse de crambe a été développée pour produire des graines ayant une teneur en esters bien plus élevée.

Les recherches scientifiques intenses et les progrès ont également donné lieu à de nouvelles applications GM à l’aide d’esters cireux au Jojoba pour produire des esters identiques dans Camelina sativa, une autre plante oléagineuse. Ces esters résistent mieux à la pression et à la température que les triglycérides produits naturellement par les plantes, ce qui offre une gamme bien plus importante d’applications industrielles.

Ces réussites permettront d’éviter ou de considérablement réduire les retards connus jusqu’ici dans la technologie. Les permissions pour réaliser des tests sur le terrain à l’aide de ces nouvelles plantes cultivées (une variété de Camelina sativa qui possède maintenant de 15 à 20% d’esters cireux) seront soumises en 2011 au service d’inspection de la santé animale et végétale (APHIS) aux États-Unis, une véritable étape déterminante.

Le succès en laboratoire pour le contenu en esters et acides gras connexes dans le crambe et une culture similaire appelée Brassica carinata, les chercheurs ont étudié le contenu en ester cireux des graines des plantes d’ici la fin de l’année. Les implications positives sur une énergie plus propre, des substances chimiques et un secteur plus efficace sont énormes.

Source d’information: Résultat du programme FP7-KBBE financé par l’UE sur Cordis

Date: 8 novembre 2010

Contact : WÅLSTEDT, Knut (Dr.)
SVERIGES LANTBRUKSUNIVERSITET
Department of Crop Science Coordinator
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