Le bioGNV, panorama de l’une des énergies les plus vertueuses de la mobilité durable

L’Association française du gaz naturel véhicules (AFGNV) a divulgué son premier panorama du bioGNV le 23 juin 2021. Cet état des lieux détaille la dynamique de ce carburant plébiscité par les collectivités, la grande distribution et les transporteurs. Le BioGNV contribue en effet à améliorer la qualité de l’air et s’inscrit dans l’objectif national de neutralité carbone en 2050.

L’état des lieux fait apparaitre trois fois plus de stations d’avitaillement en trois ans et un réseau de stations qui se densifie au-delà des objectifs nationaux. Ainsi, fin 2020, on comptait 175 points d’avitaillement ouverts au public, dont 44 mis en service en 2020. Un palier devrait encore être franchi en 2021, puisqu’une centaine de nouvelles stations publiques devraient ouvrir, auxquelles il faut ajouter environ 200 stations privatives pour des flottes d’entreprises et de collectivités, signe que la filière BioGNV/GNV commence à exister sur le terrain.

Part du bioGNV dans le GNV en France

Du côté des immatriculations, elle sont en hausse et un bus sur trois mis en circulation en 2020 roule au BioGNV/GNV ! Malgré cela, en 2020, la filière BioGNV/GNV reste portée par le transport de marchandises. Les tendances 2020 sont de +75 % pour les bus et autocars et +24 % pour les poids lourds. Et en 2020, pour la première année, plus de bus ont été immatriculés au BioGNV/GNV qu’au diesel en France.

Les collectivités, les transporteurs mais aussi la grande distribution plébiscitent ce carburant qui s’impose comme l’alternative économique et écologique au diesel. Ile-de-France Mobilités a d’ailleurs engagé un plan de conversion de l’ensemble de sa flotte en véhicules propres d’ici 2025, dont 70 % de bus roulant au BioGNV. Les villes de Dax, Saumur, Toulon ou Chamonix ont rejoint cette année la liste des collectivités adeptes du BioGNV/GNV. A ce jour, près de 26 000 véhicules roulent au BioGNV/GNV en France (+ 20 % en un an) et l’on dénombrait 4 513 immatriculations de véhicules neufs en 2020.

Vers une mobilité décarbonée

Pour réduire la pollution, le BioGNV/GNV est une alternative robuste et économique aux carburants classiques. Tous les véhicules roulant au gaz, quelle que soit leur année d’immatriculation, bénéficient d’ailleurs de la vignette Crit’Air 1, ce qui les autorise à circuler lors des pics de pollution et dans les Zones à faibles émissions (ZFE). Version 100 % renouvelable du GNV produite localement à partir de déchets organiques, le BioGNV permet quant à lui de réduire en plus de 80 % les émissions de CO2 par rapport au diesel. Les véhicules roulant au gaz sont également deux fois moins bruyants que des véhicules diesel équivalents.

Un cycle de vie vertueux ! Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

« L’empreinte carbone d’un véhicule roulant au BioGNV est autant, voire plus performante que celle d’un véhicule électrique fonctionnant à l’électricité française faiblement carbonée », a détaillé Caroline Maleplate, déléguée mobilité gaz chez GRDF.

En analyse en cycle de En analyse en cycle de En analyse en cycle de vie, du «berceau à la tombe », le BioGNV est l’une des énergies les plus performantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des poids lourds. En France en 2020, 17,5% de GNV était du bioGNV.

>> Télécharger le panorama 2020 du bioGNV

Frédéric Douard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *