Bientôt des trains de marchandises roulant au biodiesel de colza en France

Photo Rémi Daugeron

Europorte, la filiale de fret ferroviaire de Getlink, et Saipol, filiale du groupe Avril, annoncent avoir signé une convention d’expérimentation pour l’utilisation d’Oleo100, carburant de type B100 entièrement issu de colza français, en service commercial. En conditions réelles, le test sera effectué pour une durée de trois mois à partir du 6 juillet 2021 sur le trafic ferroviaire généré par Saipol pour le transport d’huiles végétales et d’énergies renouvelables sur les lignes reliant Nogent-sur-Seine (10) et Dunkerque (59), ainsi que Nogent-sur-Seine et Sotteville-lès-Rouen (76).

L’objectif de cette expérimentation est de remplacer une partie du Gasoil Non Routier (GNR) des locomotives thermiques qu’Europorte emploie sur les tronçons non électrifiés, par l’Oleo100 produit par Saipol, dans les locomotives Stadler. Oleo100, est un carburant renouvelable et garant d’une coproduction de protéines végétales locales pour l’alimentation des élevages. Son utilisation, en substitution du GNR, réduit les émissions de gaz à effet de serre de 60% sur l’ensemble du cycle de vie du carburant, depuis le champ jusqu’au rail.

Ainsi, dans le cadre d’un parcours expérimental estimé à 1 500 km par semaine, ce sont 35 tonnes de CO2 qui seront évitées de façon hebdomadaire par la locomotive qui assurera ce trafic. Europorte sera ainsi le premier opérateur privé de fret ferroviaire à utiliser en conditions réelles cette alternative locale et immédiatement substituable au gasoil.

Les données qui seront recueillies lors de l’expérimentation seront analysées par les partenaires afin de déterminer la compatibilité d’Oleo100 en substitution du carburant dans le cadre d’une exploitation des locomotives diesel Euro4000 par Europorte.

A l’issue de cette expérimentation, si elle s’avère concluante, Europorte pourrait s’engager avec le carburant Oleo100 de Saipol utilisé dans ses locomotives Stadler pour réduire l’empreinte carbone du Groupe d’environ 2 500 tonnes de GES.

Frédéric Douard

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