Etude sur la pertinence du granulé de bois en chaufferies collectives et industrielles

Chaufferie collective à granulés de bois, photo Frédéric Douard

Répartition régionale de la puissance cumulée en kW des chaufferies collectives et  industrielles aux granulés de bois. CIBE 2019. Cliquer sur la carte pour l’agrandir.

Les organisations françaises Propellet, SNPGB et CIBE ont réalisé en 2020 une étude sur la place du granulés de bois dans les chaufferies hors chauffage domestique. Avec plus de 1100 chaufferies non domestiques au granulé de bois en France, les retours d’expérience sont nombreux et très satisfaisants : écoles, lycées, bureaux, mairies, gymnases, lotissements … Les entretiens menés avec des professionnels de la filière et des maîtres d’ouvrage ont permis de montrer que les solutions plaquettes et granulés sont très souvent étudiées en parallèle. Les atouts des granulés (densité énergétique et homogénéité) font que ceux-ci sont les mieux adaptés en cas de disponibilité foncière limitée pour la réalisation de la chaufferie (compacité des équipements) ou de difficulté d’accès au silo de stockage du combustible pour les livraisons (recours à un camion souffleur). Enfin, la facilité d’exploitation d’une chaudière à granulés peut également orienter le choix du maître d’ouvrage.

Lorsqu’il n’y a pas de difficulté technique particulière pour la réalisation d’une chaufferie à plaquettes ou de volonté d’utiliser l’un ou l’autre des combustibles, l’arbitre est le coût global de la chaleur. Une constante revient alors : la compétitivité des granulés et des plaquettes est en général assurée face au fioul domestique ou au propane, elle est beaucoup plus difficile à obtenir face au gaz naturel.

Etude CIBE Propellet-France SNPGB 2020

Quand les deux solutions bois sont comparées entre elles, il ressort que les granulés ont souvent l’avantage pour les petites puissances (en général inférieures à 150-200 kW, la plage observable pouvant aller jusqu’à 400 kW voire 500 kW) et que leur pertinence vis-à-vis des installations aux plaquettes augmente avec l’intermittence d’usage des bâtiments. C’est effectivement ce que confirment les simulations effectuées dans le cadre de cette étude, qui précisent les zones de pertinence économique des installations aux granulés au regard de l’usage des plaquettes et broyats.

Immeuble chauffé au granulé de bois à Rennes, Photo Frédéric Douard

La cible de développement prioritaire des granulés (au-delà des usages domestiques) est ainsi les chaufferies dédiées de petite puissance pour des bâtiments à intermittence de besoins de chauffage forte (établissements scolaires, locaux tertiaires) ou moyenne (logements collectifs), plus rarement forte (établissements sanitaires et sociaux), tout particulièrement dans les zones non desservies par le gaz naturel.

Intégration d’un silo à granulés dans une entrée de parking sous-terrain, photo Frédéric Douard

Une utilisation des granulés peut aussi être envisagée en industrie, majoritairement pour le chauffage des locaux et éventuellement pour le processus (petites fromageries notamment). De même, les réseaux de chaleur représentent une cible potentielle mais les installations existantes sont peu nombreuses et les situations sont diverses (remplacement du charbon, usage en appoint d’une chaudière aux plaquettes, usage en base pour un éco-quartier).

Les récentes annonces du gouvernement concernant l’interdiction d’utiliser du gaz dans les logements collectifs neufs à partir de 2022 (RE2020) vont permettre d’accélérer le développement de ce marché.

Télécharger la synthèse de l’étude ici

Frédéric Douard

Pour en savoir plus :

Propellet met à disposition des prescripteurs une formation numérique, gratuite et libre
d’accès sur les clefs de la conception d’une chaufferie au granulé de bois à ce lien www.propellet.fr/mooc

Voir aussi des retours d’expériences en vidéo

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