Hydrogène, évitons le leurre de la solution miracle et pensons renouvelable

Kangoo ZE H2 fonctionnant à l’hydrogène produit à partir de biogaz, photo Trifyl

Depuis quelques mois, les annonces de plans stratégiques de développement de la filière hydrogène se multiplient à travers le monde. Certains voient dans ce gaz une solution miracle pour la décarbonation du système énergétique. Car l’hydrogène, si propre soit sa combustion, n’est pas un combustible naturel, il doit être produit à partir de sources d’énergie qui ne sont pas toutes vertueuses. La priorité doit ainsi être donnée à l’hydrogène renouvelable, produit par électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable, par gazéification de biomasse ou de déchets, ou encore par reformage (ou pyrolyse) de biogaz.

Si le recours à l’hydrogène paraît incontournable dans cet objectif, ce vecteur énergétique n’est pas plus capable que les autres d’apporter une réponse unique et définitive à toutes les problématiques de la transition énergétique. Son développement doit s’inscrire dans une vision d’ensemble de l’évolution du système énergétique et des usages associés, afin d’identifier les complémentarités à mobiliser dans ce cadre.

Avant d’engager les dizaines de milliards d’euros nécessaires à son développement, il est essentiel d’avoir une vision aussi claire que possible du rôle que l’hydrogène pourra jouer, au vu de ses atouts et de ses limites, dans le système énergétique de demain. Il est tout aussi important de bien comprendre les enjeux auxquels il est confronté à court terme, de façon à bien dimensionner l’effort et à ne pas se retrouver en décalage avec les réalités technico-économiques.

L’Association négaWatt vient de publier une note de positionnement détaillée sur ce sujet, téléchargeable ici.

Frédéric Douard

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