La centrale biomasse de Gardanne va passer sous pavillon tchèque

Panoramique de la centrale Provence 4 à Gardanne, photo Uniper

Depuis de nombreux mois, Uniper France (Ex E.On France) avait fait connaitre l’inconfort de ses activités de production d’énergie en France et fin décembre 2018, l’énergéticien allemand avait annoncé mener des négociations en vue de la vente de ces actifs à l’énergéticien tchèque EPH, groupe dirigé par le milliardaire Daniel Kretinsky.

Le marché porte principalement sur les deux centrales à gaz de Saint-Avold (Lorraine), sur les deux centrales à charbon de Saint-Avold et Gardanne (Provence), sur la centrale à biomasse Provence 4 Biomasse de Gardanne et sur des centrales éoliennes et solaires.

Les accords correspondants à ces négociations ont été signés et toutes les approbations nécessaires ont été reçues. Cela a été suivi, depuis janvier 2019, d’un processus de consultation obligatoire avec les organes représentatifs des travailleurs, puis par le processus d’obtention de l’approbation de la Commission européenne, qui s’est achevée en mai 2019, et enfin par l’approbation du Ministère français de l’économie et des finances, qui a été reçu fin juin. Et le 4 juillet 2019, Uniper a annoncé avoir signé des accords avec EPH pour l’achat d’activités de production et d’autres activités en France.

L’acquisition d’Uniper France s’inscrit dans la stratégie de EPH  visant à renforcer sa présence dans le secteur de la production d’électricité en Europe, notamment après de premières acquisitions au Royaume-Uni et en Italie.

Les écologistes et notamment les Amis de la Terre s’inquiètent de cette transaction qui pourrait remettre en question l’arrêt définitif des sites à charbon en 2022 comme l’avait annoncé Emmanuel Macron… à suivre donc. L’avenir de la centrale biomasse de Gardanne semble part contre ne pas poser de souci particulier.

Frédéric Douard