État des lieux de la filière méthanisation en Île-de-France

État des lieux des unités de méthanisation en Île-de-France, Source IAU IdeF. Cliquer sur la carte pour l’agrandir.

Dans le cadre de sa stratégie énergie-climat, la Région Île-de-France a fixé un objectif de production de 5 TWh/an de biométhane à l’horizon 2030, soit 14% des énergies renouvelables à produire en Ile-de-France. Cette ambition nécessite environ 240 installations d’unités de méthanisation et la mobilisation d’un quart des ressources physiques disponibles en Île-de-France. Un objectif qui appelle l’adhésion de l’ensemble des acteurs publics et privés. Des projets emblématiques témoignent de la montée en puissance de la méthanisation dans la région : Ferme de la Tremblaye Boissière-École (78), SAS biogaz Meaux Chauconin-Neufmontiers (77), Thoiry Bioénergie (78), …

Extrait de la Note rapide publié le 31 janvier 2019 par L’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme pour faire le point sur ce sujet en Île-de-France :

Digesteur de la STEP de Garges-lès-Gonesse, photo Apro Industrie

« Au-delà de ces projets, véritables démonstrateurs de mise en oeuvre d’unité de méthanisation, la filière francilienne doit répondre à plusieurs enjeux et s’inscrire dans un schéma global de transition énergétique pour garantir son développement. Il s’agit notamment de favoriser l’acceptation sociale pour accélérer le développement des unités territoriales pouvant accueillir tous les types d’intrants.

Les obligations légales de la loi de transition énergétique pour la croissance verte sur la valorisation des biodéchets des professionnels et des ménages obligent à accélérer la construction de ce type d’unité. Il faut également poursuivre l’adaptation des réseaux de transports et de distribution du gaz pour favoriser l’injection de biométhane en développant notamment le rebours qui permettra au gaz de circuler dans les deux sens et permettra de continuer le développement de la méthanisation
agricole, aujourd’hui limité par les capacités d’injection dans les réseaux.

Sur le plan économique, il paraît essentiel de développer de nouveaux débouchés pour le biométhane en accélérant, par exemple, la mutation des flottes de bus et de véhicules GNV tout en développant également les stations qui distribuent ce biométhane. En Île-de-France, il y a actuellement 17 stations de recharge GNV et une quinzaine supplémentaires sont en cours de déploiement. »

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