Décision à l’automne 2019 pour la conversion ou pas des centrales de Cordemais et du Havre à la biomasse

Granulés de bois torréfié, combustible à l’étude pour remplacer le charbon à Cordemais et au Havre, photo EDF

Le ministère de la Transition écologique et EDF ont établi, le 28 janvier 2019, un programme de travail préalable à une décision sur le projet Ecocombust, qui vise le développement d’une nouvelle filière de fabrication de combustible biomasse à partir de déchets de bois.

Conformément aux engagements de campagne du Président de la République, confirmés à l’occasion de la présentation du Plan Climat de juillet 2017 et du discours de présentation de la Stratégie française pour l’énergie et le climat de novembre 2018, le Gouvernement confirme son engagement de mettre fin à la production d’électricité issue du charbon sur le sol français, d’ici 2022. Cette décision est motivée par un impératif climatique et par la volonté de s’engager vers un modèle de production énergétique décarboné et durable.

Ce calendrier prendra en compte la nécessité de préserver la sécurité d’approvisionnement en électricité, dans un contexte marqué par des incertitudes relatives notamment aux dates de mise en service de l’EPR de Flamanville, de la construction de la centrale de Landivisiau, ainsi qu’à la durée des visites décennales des centrales nucléaires. Le Gouvernement connaît la situation particulière du réseau électrique de l’Ouest de la France et l’importance de la centrale de Cordemais pour la sécurité d’approvisionnement électrique de la Bretagne.

Par ailleurs, dans le contexte de la Stratégie Nationale Bas Carbone qui met en évidence l’importance de la biomasse dans la transition énergétique et la nécessité de valoriser au mieux les ressources, EDF a présenté au Gouvernement un projet de création à Cordemais d’une usine de fabrication d’un combustible innovant produit à partir de déchets de bois (Ecocombust), qui peut se substituer au charbon et alimenter des réseaux de chaleur.

Afin d’instruire ces questions et de préparer une future décision, l’Etat a demandé à RTE des analyses complémentaires sur la sécurité d’approvisionnement dans l’Ouest de la France ; et a défini avec EDF les étapes d’un programme de travail lors d’une réunion qui s’est tenue au ministère de la transition écologique et solidaire le 24 janvier sur l’avenir du site de Cordemais.

EDF s’est engagé à ce que ces travaux permettent de disposer des éléments nécessaires à une prise de décision à l’automne 2019 concernant la mise en œuvre du procédé Ecocombust à Cordemais et au Havre.

Frédéric Douard