Une conversion de la centrale de Cordemais à la biomasse sous condition

Centrale thermique de Cordemais, photo EDF

Alors que François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, recevait le 22 janvier 2019, les élus de Loire-Atlantique pour évoquer l’avenir de la centrale à charbon de Cordemais près de Nantes, le ministre a confirmé leur engagement du gouvernement à mettre fin à la production d’électricité issue du charbon sur le sol français, par la fermeture ou la reconversion des dernières centrales électriques à charbon françaises d’ici 2022 ; conformément aux engagements de campagne du Président de la République, confirmés à l’occasion de la présentation du Plan Climat de juillet 2017.

Les élus régionaux étaient aussi venu plaider la situation particulière du réseau électrique breton et l’importance de la centrale de Cordemais pour la sécurité d’approvisionnement d’électricité de la Bretagne, notamment démontrée par les récentes réquisitions effectuées par RTE.

En réponse, François de Rugy a confirmé que le ministère étudiait, en lien avec EDF dans le cadre d’un projet nommé Ecocombust, un projet de conversion de la centrale à la biomasse, mais que ce projet ne pourrait être envisagé qu’à la stricte condition qu’une production d’électricité sur le territoire s’avérait nécessaire pour garantir la sécurité d’approvisionnement après 2022.

Le ministre et les élus ont convenu d’un nouveau point d’étape sur l’avenir de la centrale lorsque les compléments d’analyses demandés à RTE sur la sécurité d’approvisionnement du réseau dans l’ouest de la France seront disponibles.

Frédéric Douard

1 réponse
  1. Tony Montagneux dit :

    Et sinon ça serait pas mal de mettre une autre condition à ce projet : la transparence!
    Personne n’a aucun chiffre sur rien et on constate que plus on se rapproche de Cordemais plus les élus sont favorables au projet malgré cette absence totale de chiffres. C’est impressionnant