La chaleur renouvelable accuse en France un sérieux retard sur les objectifs à 2020

La chaufferie des Péjoces à Dijon produit 30 MW de chaleur renouvelable, photo Frédéric Douard

Répartition par filière de la production e chaleur renouvelable en France en 2017. Source SER

Alors que l’annonce de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie est imminente, le CIBE, la FEDENE, le SER et UNICLIMA, avec la participation de l’ADEME, publient l’édition 2018 du Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération. Il confirme le retard pris par la France dans l’atteinte des objectifs de la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte – 38 % de chaleur renouvelable dans notre consommation de chaleur en 2030 – et vis-à-vis de ses engagements européens en matière d’énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. En effet, en 2017, la chaleur renouvelable n’a représenté que 18,7 % (18,3 % en 2016) de la consommation finale brute de chaleur. Pourtant, ce secteur constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique. Elle représente en effet 50 % de notre consommation énergétique et reste majoritairement produite par des énergies fossiles importées.

Toutefois, le retard constaté peut être rattrapé, et les objectifs atteints, grâce à une mobilisation de l’État et un soutien accru aux filières de production de chaleur renouvelable et de récupération.

Evolution de la part renouvelable dans la consommation finale de chaleur en France. Cliquer sur le diagramme pour l’agrandir.

Un panorama enrichi

L’édition 2018 de ce panorama, qui s’affirme comme un outil d’accompagnement de la transition énergétique, est enrichie de données et analyses sur le froid, la chaleur de récupération et la production de chaleur renouvelable à partir de gaz renouvelables. Elle affine également la méthodologie utilisée pour collecter les données, ce qui demeure un défi permanent étant donné le nombre d’installations concernées sur le territoire et le caractère très diffus de la production de chaleur renouvelable.

Répartition régionale des chaufferies françaises à bois de plus de 50 kW en 2017, source CIBE. Cliquer sur la carte pour l’agrandir.

En 2017, la consommation finale brute de chaleur a atteint 705 317 GWh dont 131 817 GWh de chaleur renouvelable. Ces estimations incluent les données actualisées de l’ADEME, qui font état d’un recul de la consommation de chaleur produite par le bois domestique en 2017.

Répartition du parc d’appareils de chauffage domestique au bois en France en 2017. Sources Ademe, Observ’Er, SDES et SER. Cliquer sur le diagramme pour l’agrandir.

Au final, cette deuxième édition du panorama reflète une stagnation de la consommation de chaleur renouvelable en 2017, le chauffage au bois domestique demeurant le principal contributeur à la pénétration des énergies renouvelables dans le secteur de la chaleur.

>> Télécharger le panorama 2018 de la chaleur renouvelable en France

2 réponses
  1. En France, toutes celles qui sont aidées, oui sans exception, toutes celles aussi dans les périmètres des PPA, et pour les autres toutes celles qui font plus de 2 MW. Pour les plus petites, toutes celles qui sont aidées, comme par exemple avec le crédit d’impôt, doivent présenter des taux d’émission très faibles, y compris sans filtre.

  2. RAOUL SEUX dit :

    Bonjour,
    Est ce que ces chaudiéres à bois que l’on installe un peu partout possédent un traitement de fumée ?
    car la fumée dégagée par la combustion du bois est encore plus polluante en particules fines et en composés aromatiques que le gaz et le fuel sachant qu’il faut 3 à 5 kgs de bois suivant la qualité du bois brulé pour avoir l’équivalent de calories par rapport au fuel et au gaz ?