Le parlement européen vote pour plus d’ambition pour le Paquet Energie

Eolienne aux abords de la chaufferie biomasse d’Assens au Danemark, photo Frédéric Douard

Le Parlement européen vient de voter trois rapports législatifs qui façonneront l’avenir de la politique climatique et énergétique de l’UE pour la prochaine décennie: une révision de la directive sur les énergies renouvelables, une révision de la directive sur l’efficacité énergétique et la loi-cadre sur le climat et l’énergie (gouvernance de l’Union de l’énergie). Les députés européens ont rehaussé l’ambition face aux faibles positions prises par le Conseil et la Commission européenne.

Les principales caractéristiques du rapport « Loi-cadre sur le climat et l’énergie » sont :

  • L’établissement de trajectoires crédibles pour les énergies renouvelables jusqu’en 2030 et la mise en place de mesures correctives fortes en cas de retards ou de manquements («gap filler»).
  • L’introduction pour la première fois d’une stratégie méthane et du concept de «bilan carbone» dans le droit de l’UE afin d’identifier ce qui peut encore être émis dans l’atmosphère pour respecter les engagements de 1,5 ° / 2 ° C de l’accord de Paris.
  • L’établissement d’une plate-forme permanente de dialogue sur le climat et l’énergie avec les citoyens, les autorités locales et tous les acteurs concernés afin de participer à la formulation de stratégies à long terme et de plans nationaux.
  • Une réponse à la pauvreté énergétique en introduisant une planification et une communication afin de réduire le nombre de citoyens touchés par la pauvreté énergétique.

Michèle Rivasi co-rapportrice Verts/ALE sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

« Le Parlement a pris une position historique, conforme et cohérente avec les engagements climatiques de l’UE. C’est la première fois qu’une législation européenne développe, notamment, des objectifs couvrant 35 % d’énergie renouvelable, et 35 % d’efficacité énergétique, une stratégie méthane, un dispositif pour lutter contre la précarité énergétique. Cette politique permettra de développer une véritable indépendance énergétique, de créer des emplois et de sécuriser les investissements.

En plus d’être cohérente, la gouvernance proposée prévoit une plateforme de dialogue entre la société civile, les autorités locales et les gouvernements. Cette transparence sera nécessaire face aux lobbies de l’énergie.

Un intérêt doit l’emporter sur tous les autres : l’avenir de la planète et de ses habitants ! »