Pollution, la FF3C pour une modernisation rapide du chauffage domestique à bois

Bûches de chêne au séchage, photo Frédéric Douard

La Fédération Française des Combustibles, Carburants & Chauffage (FF3C) réagit aux mesures de restriction de l’usage du bois de chauffage dans les départements de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie suite à un nouvel épisode de pollution aux particules fines.

La FF3C salue en premier lieu le fait que l’interdiction ne sanctionne pas le chauffage principal au bois mais seulement le chauffage d’appoint. Elle rappelle que l’usage du bois de chauffage doit être responsable pour pouvoir s’inscrire dans le respect de l’environnement. Ainsi les émissions de CO2 du bois de chauffage sont compensées par la croissance des arbres servant à la production de bûches et de granulés.

Cependant, il est impératif d’utiliser des bois dont la qualité est compatible avec une bonne combustion. Malgré les meilleures performances des appareils actuellement commercialisés, une variation du taux d’humidité de 10% entraine une dégradation de 25% du rendement et accroit considérablement l’émission de particules fines.

La protection locale de la qualité de l’air est une préoccupation aussi importante que le CO2 à l’échelon mondial. C’est pourquoi la FF3C pense qu’il faut désormais imposer une qualité minimale du bois de chauffage domestique.

La FF3C interpelle donc les pouvoirs publics sur deux aspects du développement du bois-énergie et demande :

  • une définition règlementaire des caractéristiques minimales du bois-énergie ;
  • une extension de la prime de 3 000 € au changement des chaudières à bois vétustes, une prime annoncée par le ministre Nicolas Hulot dans le cadre du plan Climat pour 2018.

Contact : www.ff3c.org