Le réseau de chaleur Rive Droite à Bordeaux, alimenté en géothermie & bois

Future chaufferie du futur réseau de chaleur de la Plaine Rive Droite, image Cabinet Moon Safari

Future chaufferie du futur réseau de chaleur de la Plaine Rive Droite, image Cabinet Moon Safari

Bordeaux Métropole est engagée dans la transition énergétique depuis des années. Elle dispose déjà de nombreuses infrastructures alimentées en énergies renouvelables ou de récupération :

  • Le réseau de chaleur des Hauts de Garonne (Lormont, Cenon, Floirac), 23 km et alimenté par l’UVE de Cenon (22 MW) ;
  • Le réseau de chaleur de l’éco-quartier Ginko (Bordeaux), 5,2 km et alimenté par une chaudière bois de 3 MW ;
  • Le quartier des Bassins à flots (Bordeaux), 10 km et alimenté par une chaufferie bois de 5,5 MW et par la chaleur des eaux usées de la station de traitement Louis Fargue ;
  • Les hôpitaux Pellegrin et Charles Perrens (Bordeaux), 4 km de réseau et alimentés par une chaufferie bois de 9,5 MW;
  • Le réseau du quartier Mériadeck (Bordeaux), 3 km et alimenté par la géothermie ;
  • Le réseau de chaleur de l’IUT de Bordeaux (Talence), 6 km et alimenté par une chaudière bois de 1,5 MW ;
  • Le quartier de Saige (Pessac), alimenté par la géothermie ;
  • Le réseaux de chaleur & de froid de la ZAC Saint Jean Belcier (Bordeaux), 7,5 km et alimenté par l’UVE de Bègles. L’énergie des déchets (14 MW) couvrent 92% des besoins de chauffage et 80% des besoins de rafraichissement.
La chaufferie bois de l'IUT de Bordeaux à Talence, 1,5MW, photo Frédéric Douard

La chaufferie bois de l’IUT de Bordeaux à Talence, 1,5 MW, photo Frédéric Douard

Et pour l’alimentation de son dernier grand réseau de chaleur, celui de la Plaine Rive Droite à Bordeaux (quartiers Brazza, Benauge, Niel et Garonne-Eiffel), elle a choisi un mix renouvelable majoritairement géothermie et appoint biomasse à terme (échéance 2027), mix complété par du gaz naturel en pointes.

En effet, le Conseil de Bordeaux Métropole a décidé d’explorer un nouvel horizon géologique dans la perspective de trouver une ressource plus profonde et plus chaude : il s’agit d’une première en France depuis 30 ans, hors région parisienne. La chaleur naturelle des aquifères profonds permettra de répondre avec la biomasse à 82 % des besoins de chaleur, le complément étant assuré par du gaz naturel.

Les chiffres clés de ce dernier  projet :

  • 28 000 logements desservis
  • 25 km de longueur du réseau
  • 30 ans de durée de contrat
  • 19 000 tonnes de CO2 évitées par an
  • 82 % couverture des besoins à partir d’ENR
  • 43 millions d’€ d’investissements
  • 38 emplois directs ou indirects dont 10 en insertion

Frédéric Douard