La filière olive marocaine s’oriente vers la valorisation de ses biodéchets

Grignons d'olives (tourteau) utilisés comme combustible à l'usine Renault de Tanger, photo Frédéric Douard

Grignons ou tourteau d’olive utilisé comme combustible à l’usine Renault de Tanger, photo F. Douard

Avec les nouvelles lois environnementales, de sécurité alimentaire et sanitaire en vigueur au Maroc, la filière oléicole, et principalement celle des oliviers, sera de plus en plus amenée à se baser sur des principes nouveaux et des technologies innovatrices à impact environnemental réduit. Ces orientations incitent et favorisent l’adoption du système moderne à deux phases, jugé le plus écologique.

C’est un système qui produit moins d’eau et réduit la pollution. «On peut également mieux valoriser les sous-produits en mettant des séparateurs de noyaux», expliquent les experts de l’Agro-pôle Olivier. Selon eux, «2 kg de noyaux représentent l’équivalent de l’énergie d’un litre de gasoil, soit presque 10 kWh, un chiffre très intéressant pour valoriser le potentiel énergétique de cette biomasse».

Même constat du côté des margines, les effluents issus de l’extraction de l’huile d’olive. En fait, la production nationale de margines est de 685 000 m3/campagne. Ces rejets ont un impact négatif sur l’environnement. Notons qu’un m3 de margine est l’équivalent de 200 m3 d’eau usée domestique. A elle seule, la région de Meknès produit plus de 55 668 m3 de margines, soit l’équivalent de la pollution de plus d’un million d’habitants, avec un coût de traitement qui s’élève à 10 millions de dirhams.

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