La chaleur renouvelable, levier prioritaire contre le dérèglement climatique !

Echangeur de chaleur de la centrale bois d'Epinal, vers le réseau de la ville, photo Frédéric Douard

Echangeur de chaleur de la centrale bois d’Epinal, vers le réseau de la ville, photo Frédéric Douard

‘Le saviez-vous ? Alors qu’on n’entend parler que d’électricité et de carburant, la majorité des besoins énergétiques finaux de la France sont en fait… à 50% de la chaleur ! Pour le chauffage des logements, des locaux, pour l’eau chaude ou pour les processus industriels, la chaleur est partout. La chaleur est donc en réalité le principal enjeu (avant les transports) de la lutte contre le dérèglement climatique et la transition énergétique.

Symboles de la transition énergétique des territoires, les nouveaux réseaux de chaleur concilient parfaitement le développement des énergies renouvelables et locales, la réduction des gaz à effet de serre, le développement économique local, la création d’emplois, la maîtrise de la facture énergétique et la lutte contre la précarité énergétique !

Largement développés en Europe du Nord, en Russie, au Japon ou encore en Chine, ils sont reconnus au niveau mondial par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, qui reconnaît le rôle central des collectivités locales et de leurs réseaux de chaleur pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Chaufferie bois de Chambéry le Haut Croix Rouge, photo Ville de Chambéry

Chaufferie bois de Chambéry le Haut Croix Rouge, photo Ville de Chambéry

La France possède déjà près de 1000 réseaux de chaleur urbains et ruraux alimentés principalement avec du bois, de la géothermie, de la valorisation énergétique des déchets, mais aussi du biogaz, du solaire ou encore de la chaleur fatale industrielle.

Dans le cadre de la loi de transition énergétique, la France s’est récemment fixée l’objectif ambitieux de multiplier par 5 d’ici à 2030 la quantité d’énergies renouvelables et de récupération livrée par les réseaux. C’est le « Facteur 5 » ! Ce qui impose de dépasser 50% d’énergies renouvelables dans les réseaux de chaleur mais aussi de raccorder 6 à 8 millions de logements qui bénéficieront ainsi d’une énergie locale, verte et compétitive.

Pour marquer le début de cette nouvelle ère de développement des réseaux vertueux, AMORCE organise la 11e Rencontre des réseaux de chaleur le 2 décembre 2015 à Paris, en partenariat avec l’ADEME, le SNCU et Via Séva et avec le soutien des représentants des abonnés et usagers des réseaux de chaleur : l’USH, l’UNIS, l’ARC, la CSF et la CNL. Cet événement est labellisé COP21.

amorceDu contexte européen au paysage français et aux territoires en action, cette journée donnera les éléments clés de réussite des projets locaux et sera l’occasion de la remise des labels « Ecoréseaux de chaleur 2015 » à 51 réseaux lauréats.