Retours d’expérience sur la méthanisation en Rhénanie Palatinat

Article de Jean Pierre Lemière, Maître de Conférences, AgroSup Dijon, Michel Maya, Elu local et Professeur à l’ENSAM de Cluny et Pierre Daniere, Chargé de mission TEPOS ComCom du Clunysois, avec les contributions de B. Aucordonnier, Ademe Bourgogne, E. Bourgy, chambre d’agriculture (CA) de la Nièvre, G. Coicadan, CA de Saône-et-Loire, V. Gallois, CA de l’Yonne et Sylvie Lemaire, CA de la Côte-d’Or, paru dans le Bioénergie International n°33 de septembre – octobre 2014.

Vue de la région, photo Michel Maya

Vue de la région, photo Michel Maya

Le Land de Rhénanie Palatinat et l’Ademe Bourgogne entretiennent des relations qui ont conduit à l’organisation d’un voyage d’étude du 25 au 27 juin 2014. Celui-ci a été organisé par Herbert von Francken-Weltz du Centre pour l’espace rural de la région d’Eifel. Le programme comportait six visites d’unités de méthanisation ainsi que d’un centre de R&D. Les objectifs du voyage étaient de rechercher les éléments reproductibles en Bourgogne, mais aussi de voir comment les allemands appréhendent l’évolution de leur politique d’aide depuis 2012.

En effet, si l’Allemagne, avec ses 8000 unités est très en pointe sur le sujet, la filière doit faire face depuis 2012 à un recadrage du soutien à cette filière. Des nouveaux tarifs orientent désormais les unités vers moins d’incorporation de maïs et favorisent de plus petites installations. Ces orientations rejoignent le modèle de développement de la Bourgogne qui passera en premier lieu par des unités de petite à moyenne taille, avec un approvisionnement marginal en cultures énergétiques.

Une installation de petite taille automatisée – Cogénération de 75 kWé, S. BLESER (Brachtendorf)

Cette unité de méthanisation est la plus petite du Land. L’exploitation agricole comporte 160 vaches laitières sur 170 ha. Elle date de 2012 et l’exploitant a su profiter des nouveaux tarifs de rachat d’électricité qui sont conditionnés à une puissance maximale de 75 kWé et à l’utilisation d’au moins 80% de lisier (ou de fumier). Ce choix permet à l’exploitant de travailler en autonomie sur son exploitation pratiquement sans aucun apport extérieur. Il incorpore seulement un peu de fumier de cheval et un peu de biodéchets ménagers.

L’objectif de Stephan Bleser était de disposer du système le plus automatisé possible afin d’y consacrer un minimum de temps de travail. En définitive son unité ne lui demande que 30 min par jour sauf incident…

… pour lire la suite et découvrir les 7 sites visités consultez le Bioénergie International n°33 de septembre – octobre 2014.