Rentabilité de la méthanisation à la ferme, le témoignage de deux éleveurs

L'unité de méthanisation du GAEC de Givrée à Colombey-lès-Choiseul en Haute-Marne

L’unité de méthanisation du GAEC de Givrée à Colombey-lès-Choiseul en Haute-Marne, image ADEME

L’ADEME vient de mettre en ligne une vidéo sur le thème de le rentabilité des installations de méthanisation à la ferme, en prenant exemple sur deux cas différents mais représentatifs des opportunités actuelles : la cogénération ou l’injection dans le réseau de gaz naturel. Les questions des investissements, des recettes, des charges et des temps de retour y sont épluchées sur deux exploitations en fonctionnement.

Quelques données sur les deux exemples :

  • Philippe Collin, GAEC de Givrée en Haute-Marne à Colombey-lès-Choiseul, une exploitation de 80 laitières sur 320 ha, avec une cogénération de 250 kWé pour un investissement de 1, 885 k€ (7500 €÷kWé). Chiffre d’affaire annuel : 327 k€ k€. Temps de retour : 10 à 12 ans
  • Mauritz Quaak, ferme d’Arcy en Seine-et-Marme à Chaumes-en-Brie, une exploitation de 250 vaches allaitantes sur 380 ha, injectant 9 GWh de biométhane par an. Investissement : 5,4 M€. Chiffre d’affaire annuel : 900 k€. Temps de retour : 10 à 12 ans.
La ferme d'Arcy et son unité de méthanisation à Chaumes-en-Brie

La ferme d’Arcy et son unité de méthanisation à Chaumes-en-Brie, image ADEME

Notons parmi les questions évoquées par les deux éleveurs :

  • Le nécessité impérative de valoriser de la chaleur pour trouver l’équilibre financier dans le cas de la cogénération. Philippe Collin sèche par exemple du maïs durant deux mois de l’année.
  • Le poids du poste « intrants extérieurs » pour Maurice Quaak qui achète chaque année pour 150 000 € d’issues de céréales et autres produits.

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