Un million de français chauffés par réseau de chaleur à bois

Chaufferie communale de Moirans en Montagne, photo Frédéric Douard

Chaufferie communale de Moirans en Montagne, photo Frédéric Douard

L’association Via Sèva vient de réaliser, en collaboration avec le pôle réseaux de chaleur du Cerema, une fiche relative à l’utilisation du bois-énergie dans les réseaux de chaleur en France.

Disposer d’un système de chauffage à grande échelle n’offre que des atouts par rapport à un système individuel. Mieux équipée, mieux préparée et supervisée en continu par des professionnels, la chaufferie centrale permet de garantir une efficacité optimale de la combustion et de traiter les fumées rejetées, préservant ainsi la qualité de l’air.

Pour les occupants des logements desservis, les avantages sont concrets : aucun combustible à acheter, se faire livrer, stocker et manipuler quotidiennement ; aucune chaudière à installer dans le logement, l’énergie circule à travers de classiques radiateurs à eau ou planchers chauffants. L’usager contribue ainsi à la protection de l’environnement en se chauffant avec une énergie renouvelable.

D’ailleurs, un tiers des réseaux de chaleur français (124 sur 450) utilisent déjà une part de bois dans leur bouquet énergétique, faisant du bois la seconde énergie renouvelable la plus utilisée par les réseaux. La quantité de bois consommée par les réseaux de chaleur français s’élève à 640 000 tonnes par an.

1 million habitants en France utilisent un réseau de chaleur alimenté au bois-énergie pour le chauffage et la climatisation (soit 400 000 logements)

Forêt française non exploitée, photo Frédéric Douard

Forêt française non exploitée, photo Frédéric Douard

L’utilisation du bois pour se chauffer n’est pas incompatible avec la protection de l’environnement – bien au contraire ! Dès lors que l’on plante au moins autant que l’on coupe – ce qui est le cas en France – les forêts sont préservées. Ceci permet également d’assurer un bilan carbone neutre du chauffage au bois ; la quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère lors de la combustion étant équivalente à celle qui a été absorbée par l’arbre pendant sa croissance.

Par ailleurs, la ressource en bois est bien répartie sur le territoire et elle est actuellement sous-exploitée : on coupe en France moins de la moitié du bois qui pousse chaque année. Pour les occupants des logements desservis, l’utilisation du bois-énergie permet d’assurer la stabilité du prix de la chaleur produite.

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