La méthanisation expliquée aux étudiants

Méthaniseur de Guin, dans le canton de Fribourg, photo Frédéric Douard

Méthaniseurs de Guin, dans le canton de Fribourg, photo Frédéric Douard

Le site mtaterre.fr, animé par l’ADEME, à l’attention des collégiens et lycéens, consacre son dossier du mois février 2014 à la méthanisation.

Lorsqu’on laisse la nature agir, les déchets organiques (par exemple le fumier des vaches ou les déchets de fruits et légumes) se dégradent en formant de l’humus et des gaz, notamment du biogaz.

Si on place ces déchets dans une cuve chauffée et sans oxygène, on obtient, après 20 à 60 jours, grâce au travail d’un grand nombre de bactéries, un résidu et un gaz composé principalement de méthane et de gaz carbonique. C’est ce principe que l’on appelle la méthanisation. Le gaz produit est lui appelé biogaz. Le résidu est appelé le digestat. Composé notamment d’eau et de résidus organiques, il pourra servir de fertilisant pour les sols.

Ce principe de méthanisation demande tout de même un certain savoir-faire. Pour que la méthanisation fonctionne au mieux et que les bactéries travaillent et se multiplient correctement, il faut notamment maintenir une température constante et un pH neutre.

À quoi sert le biogaz ?

Le biogaz est l’une des seules ressources renouvelables à pouvoir être transformée en toute forme d’énergie « utile ». En France, il est le plus souvent utilisé pour produire de l’électricité, de la chaleur ou les deux en même temps.

Plusieurs utilisations du biogaz sont possibles :

  • pour produire de l’électricité. Pour cela, le biogaz servira de carburant à un moteur à gaz qui produira de l’électricité. Et lorsque le moteur chauffe on peut aussi récupérer cette chaleur sous forme d’eau chaude… c’est la cogénération et là c’est une autre histoire que tu peux consulter dans le dossier « Comment ça marche la cogénération ? » ;
  • on peut aussi brûler directement ce biogaz dans une chaudière et ainsi chauffer notre maison et l’eau que nous utilisons. Depuis 2011 seulement, il est autorisé d’utiliser le biogaz dans le réseau de gaz d’une ville ;
  • dans notre voiture comme carburant, si elle est spécifiquement adaptée.

Si l’installation fonctionne au mieux, 500 m3 de biogaz sont extraits par tonne de matière organique traitée, ce qui représente environ 10 fois le volume de ta chambre.

Retour au sommaire :Mmaterre

Découvrir les autres dossiers :