Les boues de l’agglomération grenobloise vont produire du biométhane

Aquapole est la station de traitement et de dépollution des eaux usées de l’agglomération grenobloise. Elle subit actuellement des travaux d’amélioration de ses performances, qui devraient s’achever fin 2014. A la fin de son cycle d’intervention, la station produit deux effluents, dont un, l’eau, est rejeté dans l’Isère. L’autre, impur, est constitué de boues issues du traitement et de la purification des eaux. Or, l’amélioration des performances de la station aura un corollaire : l’augmentation du volume de boues à traiter.

Auparavant simplement brûlées, ces boues seront dorénavant utilisées avant incinération pour la production de biogaz. Une partie du biogaz nouvellement produit remplacera le fioul utilisé sur place pour brûler les boues.

Une information Ageden

Mieux, l’excédent de méthane pourra être injecté dans le réseau classique de distribution de gaz. Aquapole sera alors la plus importante unité de méthanisation de Rhône-Alpes à l’issue de ces travaux. Une production annuelle de 20 GWh est prévue à l’achèvement des travaux (dont 12 GWh d’excédents, soit l’équivalent de 1000 logements de 70 m² couverts en dépenses énergétiques). 9 000 tonnes annuelles de boues seront traitées générant 10 000 m³ de biogaz par jour.

Un chantier qui va dans le bon sens puisque le scénario négaWatt prévoit que le biogaz représente les 3/4 du gaz de réseau en 2050 (dans 37 ans seulement), et la 3ème source d’énergie primaire après la biomasse solide et l’éolien.

>> Voir également deux vidéos de La Métro sur ce projet