Une future centrale de cogénération alimentée en paille de colza et bois à Châtellerault

La paille de Colza, aujourd'hui inutilisée en France, alimentera en partie la future centrale de cogénération de Châtellerault, photo Frédéric Douard

Un projet de cogénération est en cours de développement à Châtellerault dans le département de la Vienne dans le cadre du tarif d’achat de l’électricité produite à partir de biomasse renouvelable. Les deux entreprises locales d’énergie SOREGIES et SERGIES, deux sociétés départementales d’économie mixte du groupe ENERGIES VIENNE, viennent de s’engager en signant un partenariat avec la société AMBENE-ANGLIA, développeur de projets espagnol, ainsi que la société JMB énergie, constructeur et exploitant d’outil de production d’énergie renouvelable.

La zone d'activités René Monory en cours d'aménagement à Châtellerault accueillerait la centrale

Cette centrale d’énergie renouvelable serait portée par une société projet dénommée Bioenergy France 1. Elle consommerait 80000 tonnes de biomasse dont 50% de bois et 50% de pailles non issues de céréales, en l’occurrence principalement de la paille de colza, afin de ne pas faire concurrence aux marchés actuels des pailles de céréales. Équipée d’une chaudière de 30 MW, la centrale produirait 12 MW d’électricité. Les 80 GWh d’électricité verte produite sur le site couvriraient les besoins de 42000 habitants. La chaleur produite serait commercialisée par SOREGIES auprès des industriels installés à proximité.

La centrale serait construite dans la zone industrielle René Monory à Châtellerault. Le dépôt du permis de construire et le dossier ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) devraient intervenir dans les prochaines semaines. Les équipes de SOREGIES travaillent également en étroite collaboration avec celles de la CAPC (La Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais) pour identifier et fiabiliser les débouchés chaleur sur la ville de Châtellerault….. une opération qui pourrait voir une mise en service début 2016 et qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du débat actuel sur la transition énergétique.