Crops2industry, les cultures industrielles en plein essor en Europe

Photo ITERG

Dans un effort de promouvoir le développement durable et de réduire sa dépendance à l’égard des importations, l’UE cultive des variétés qui permettent de fabriquer divers produits ou du biocarburant.

La valeur des plantes de culture ne se limite pas uniquement à celle lui étant accordée en tant que source d’alimentation. Elles fournissent une variété impressionnante de produits non alimentaires renouvelables tels que des carburants, des fibres, des substances chimiques, des lubrifiants et des matériaux de construction. Ce genre de plantes de culture peut nous permettre de réduire notre dépendance à l’égard des carburants fossiles, de diversifier l’agriculture, de stimuler les marchés de matières premières agricoles et de promouvoir le développement durable. Ainsi, le projet Crops2industry («Non-food crops-to-industry schemes in EU27») financé par l’UE s’est penché sur la façon de cultiver ces variétés spécifiques dans les États membres de l’UE afin d’en récolter les fruits.

Le projet a tenu compte de l’approvisionnement, de la consistance, la qualité, des impacts sur l’environnement, des demandes du marché et de la compétitivité des prix dans son exploration des cultures. Il a réévalué un certain nombre de cultures applicables et a mis en avant les enjeux de la culture à grande échelle en mettant l’accent sur celles qui sont traditionnellement cultivées sur le continent. Il est important de noter que le concept visant à cultiver des cultures non vivrières est basé sur l’exploitation des parcelles excédentaires, à savoir les terres où l’on ne cultive pas de variétés.

Le projet s’est particulièrement intéressé aux huiles, aux fibres, aux résines, aux produits pharmaceutiques et aux matières premières, et a mené une étude auprès de partenaires industriels puis a analysé les données, les coûts et les résultats, ce qui a facilité l’évaluation des impacts socio-économiques. Il a également simulé les impacts sur la production et l’environnement des cultures sélectionnées en calculant les émissions et le carbone organique contenus dans la couche arable.

Crops2industry a publié plusieurs stratégies et articles sur l’utilisation à des fins non vivrières de la biomasse végétale afin d’aider au développement de régimes de la culture à l’industrie. Le projet a publié tous ses résultats sur un site Internet dédié et a organisé trois ateliers et des activités de jumelage telles que des conférences et des ateliers avec d’autres pays.

Enfin, le projet a défini les priorités de recherche pour l’avenir, notamment l’identification de nouvelles technologies, l’amélioration du rendement, l’exploitation des avancées génomiques et la création d’un système de classement pour les cultures non vivrières. Ce dernier point se baserait sur la performance technique, la viabilité économique et l’impact environnement pour stimuler les régimes de production de cultures énergétiques dans une région donnée. Les implications de ce genre de recherches sont importantes pour plusieurs secteurs de l’économie et pourraient nous permettre de réduire notre dépendance à l’égard des importations, et de littéralement enrichir l’UE grâce à des produits «cultivés maison», des carburants aux produits pharmaceutiques.

Contacts :

  • Coordination : Antonia DIMOU, Centre Energies renouvelables, PIKERMI- ATHENES, GRECE – Tel: +30-210-6603232 – www.crops2industry.eu (En anglais)
  • Partenaire francophone : www.iterg.com