Le potentiel annuel de la biomasse-énergie solide est estimé à 157 Mtep dans l’UE

Déchiquetage en Finlande, photo Valtra

Dans son baromètre européen sur la consommation des biomasses solides en 2011, le consortium EurObserv’ER rappelle que la moitié de l’objectif européen de 20 % d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique d’ici à 2020 dépendra de la biomasse issue de sources telles que le bois, les déchets et les cultures et résidus agricoles. Le baromètre fait également le point sur les ressources et sur les critères de leur durabilité.

Selon le VTT, coordinateur du projet européen Eubionet 3, l’exploitation de la plaquette forestière et de l’agrobiomasse pourrait encore augmenter de 50 % en Europe. Le potentiel annuel de la biomasse forestière, des champs et de l’industrie est estimé à 157 Mtep. En attendant, les opérateurs se tournent de plus en plus vers les importations pour sécuriser leurs approvisionnements, en particulier vers des combustibles à haute densité énergétique. Ce développement des échanges internationaux de combustibles biomasse, s’il était attendu, n’est pas sans poser problème, notamment pour les conditions de production de cette biomasse. La situation serait alors semblable à ce qui s’est passé pour les biocarburants avec la mise en place de critères de durabilité.

Pour l’instant, la part des importations hors Union européenne, même si elle augmente rapidement, reste faible comparée à la production européenne, et la mise en place de critères qui concerneraient l’ensemble de la production européenne ne fait pas l’unanimité. Selon Morten Thorøe, secrétaire général de la Confédération des propriétaires européens des forêts (CEPF), « le risque d’une utilisation non durable de la biomasse reste peu élevé. La production de biomasse de l’UE est déjà traitée par les structures existantes pour l’agriculture, l’exploitation des forêts et l’environnement. Cela comprend les règles d’éco-conditionnalité, la législation environnementale, les pratiques de gestion durable des forêts et les programmes volontaires de certification des forêts ».

Jusqu’à présent, et en l’absence d’un cadre contraignant, la Commission propose des critères que les États membres peuvent appliquer de manière volontaire. Le rapport de la Commission, daté du 25 février 2010, sur la durabilité de la biomasse recommande la mise en place d’une série de critères : une interdiction générale d’utiliser la biomasse issue de terres prises sur la forêt ou d’autres zones qui présentent une forte biodiversité ou des stocks de carbone ; une méthode commune de calcul des émissions de gaz à effet de serre qui pourrait être utilisée afin que la biomasse permette d’éviter au minimum 35 % d’émissions de gaz à effet de serre (ce chiffre devant atteindre 50 % en 2017 et 60 % en 2018 pour les installations nouvelles) ; la différenciation des régimes de soutien nationaux en faveur des installations qui ont des rendements élevés de conversion énergétique ; et le contrôle de l’origine de la biomasse.

Pour en savoir plus, les baromètres bilingues (français/anglais) d’EurObserv’ER sont consultables et téléchargeables gratuitement au format PDF sur le site: www.energies-renouvelables.org

1 réponse
  1. 10 janvier 2013

    […] Le potentiel annuel de la biomasse-énergie solide est estimé à 157 Mtep dans l’UE Posté par Frédéric DOUARD le 14 décembre 2012 […]