Intégration de la biomasse végétale dans les raffineries de pétrole

Les raffineries de pétrole conventionnelles pourraient bientôt intégrer le raffinage des matières alimentaires et végétales. La réussite de cette intégration pourrait permettre de produire des biocarburants et générer d’importants avantages économiques et environnementaux.

Dans la quête visant à découvrir et à mettre au point des sources de combustible durables et respectueuses de l’environnement pour remplacer les combustibles fossiles, la biomasse est devenue une option prometteuse. La biomasse désigne les matières d’origine biologique, issues généralement des plantes et des matières végétales, pour ce qui est des types étudiés pour la production d’énergie.

Afin d’exploiter le potentiel énergétique de la biomasse, des bioraffineries ont été créées. Elles utilisent les processus de conversion de la biomasse pour produire des combustibles et d’autres matériaux ou produits chimiques qui peuvent avoir leur propre valeur marchande. Elles peuvent également produire de l’électricité pour couvrir les besoins de la raffinerie et peut-être même pour en vendre.

Les scientifiques européens se sont réunis pour élaborer des programmes de bioraffinage qui peuvent être intégrés dans les raffineries conventionnelles existantes, grâce au financement par l’UE du projet Bioref-INTEG.

Les partenaires ont pris en compte plusieurs secteurs de la biomasse, notamment le bioéthanol (à partir de sucre et d’amidon), le biodiesel, les pâtes et papiers, les raffineries de pétrole conventionnelles, l’industrie alimentaire et le secteur agricole. En identifiant des concepts de bioraffinage novateurs permettant aux raffineries de tirer parti des composantes de la biomasse et des produits intermédiaires, l’équipe avait pour objectif d’augmenter la rentabilité globale de ces secteurs. La réduction de leur impact sur l’environnement constitue un autre avantage.

Les scientifiques ont identifié au moins un cas de référence par secteur débouchant sur 10 cas de référence spécifiques au marché. Il s’agit notamment de différentes matières premières (par exemple, les céréales, le bois et l’herbe) et de différentes technologies de conversion de la biomasse (par exemple, la fermentation ou la gazéification).

Les chercheurs ont mené une étude bibliographique et identifié plus de 300 sous-produits chimiques issus des bioraffineries qui présentaient un intérêt potentiel. Ils ont poursuivi leurs travaux en identifiant les prix et les volumes actuels sur le marché. Sur la base de l’analyse économique masse-énergie, les coûts de production des principaux produits chimiques ont été calculés par secteur et par projet de raffinerie intégrée.

Des analyses détaillées permettront d’évaluer les projets les plus prometteurs pour intégrer les bioraffineries aux raffineries classiques et les rendre rentables, utiles et importantes sur le plan commercial, tout en minimisant leur impact environnemental. Les résultats finaux du projet auront sans aucun doute un grand intérêt pour de nombreux secteurs susceptibles de bénéficier des concepts de Bioref-INTEG.

Source d’information : Résultat du programme FP7-ENERGY financé par l’UE

Contact : Hamid Mozaffarian
ENERGY RESEARCH CENTRE OF THE NETHERLANDS – ECN
PETTEN – Pays-Bas
Tél : +31 (0)224 56 42 62
Courriel : mozaffarian@ecn.nl
Site du projet : www.bioref-integ.eu