Guide de l’entretien annuel des chaudières de 4 à 400 kW

L’association Energies et Avenir (Association des Professionnelles pour le chauffage durable) a réalisé un guide professionnel sur l’entretien des chaudières de 4 à 400 kW dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau contexte réglementaire français relatif à l’entretien, aux points de contrôle obligatoire et à la remise au commanditaire d’une attestation. Il est prévu que le professionnel, grâce à ses compétences thermiques et au potentiel d’évolutivité de la boucle à eau chaude, formule conseils et recommandations au particulier pour le bon usage, l’amélioration ou la modification de son installation de chauffage Gaz, Fioul ou Bois.

Ce guide a été élaboré avec l’appui technique du COSTIC (Comité Scientifique et Technique des Industries Climatiques), Uniclima et le réseau d’experts d’Energies et Avenir. il a pour objectif d’aider les professionnels à répondre aux exigences du nouveau cadre réglementaire sur l’entretien des chaudières (Décret n°2009-649 du 09 juin 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kW).

Déjà obligatoire et maintenant formalisé, l’entretien annuel des chaudières permet d’optimiser les capacités des systèmes de chauffage tout en vérifiant la sécurité de son fonctionnement. Cela répond à la mobilisation en faveur de la réduction des consommations d’énergie et des émissions dans l’atmosphère, comme le veut le Grenelle de l’environnement. L’occasion est ainsi offerte aux professionnels de conseiller l’utilisateur dans l’usage de sa chaudière, et de valoriser les compétences thermiques et énergétiques de toute la filière de la boucle à eau chaude.

Dans le cadre de la transposition en droit français de l’article 8 de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB 2002/91 CEE) un décret et un arrêté traitant de l’entretien annuel des chaudières, dont la puissance nominale utile de fonctionnement est comprise entre 4 et 400kW, ont été publiés respectivement le 11 juin 2009 et le 31 octobre 2009. Face à un parc vieillissant de chaudières de petites puissances, le but de cette réglementation est de formaliser clairement les opérations à réaliser lors des entretiens par une attestation, et d’encourager le commanditaire à améliorer l’usage ou le fonctionnement de la chaudière en place.
Et si cela s’avère nécessaire, de l’informer des possibilités de changer de matériel si celui-ci est obsolète, avec à l’appui des comparaisons des performances avec les meilleures technologies du marché.

Que doit contenir l’attestation d’entretien ?

La nouvelle réglementation précise les opérations qui doivent être obligatoirement menées lors de tout entretien de chaudière. Une attestation d’entretien dont le contenu est précisé dans l’arrêté doit obligatoirement être remise au commanditaire. L’attestation doit :

  • rendre compte des opérations et mesures effectuées ;
  • éclairer le client sur la performance de sa chaudière en terme de rendement ;
  • informer le client sur les émissions de polluants de son matériel (NOx pour les chaudières gaz et le fioul, COV et poussières pour les chaudières utilisant les combustibles solides) ;
  • comparer ces valeurs à celles des meilleures technologies disponibles en 2009 et faire part en la matière des possibilités d’amélioration de son installation.

Quelques extraits de la partie bois

> Opérations à effectuer sur tous les types de chaudières bois :

  • Nettoyer le corps de chauffe (foyers et tubes de fumées) et effectuer un décendrage approfondi en retirant les turbulateurs du corps de chauffe et en s’aidant des différentes trappes d’accès.
  • Vérifier l’état des joints et les remplacer si nécessaire.
  • Nettoyer le ventilateur d’extraction et le collecteur des fumées de la chaudière (si présent).

Remarque : les chaudières bois et en particulier les chaudières à bûches nécessitent un entretien
régulier plus fréquent que pour des chaudières gaz et fioul. Le combustible bois génère des cendres et des suies qu’il faut éliminer pour optimiser les échanges au sein du corps de chauffe. On informera l’utilisateur sur le nettoyage et le décendrage de sa chaudière. Selon l’usage en période de chauffe, une chaudière à bois doit être décendrée tous les 3 à 10 jours et son ventilateur d’extraction (s’il existe) nettoyé mensuellement pour assurer un rendement optimal.

> Vérifier que le ramonage des conduits d’évacuation des fumées a été effectué récemment. Le ramonage doit être effectué par une entreprise en possession d’un titre reconnu de qualification professionnelle.

Remarque : cette opération est à faire deux fois par an dont au moins une fois pendant la période de chauffe (règlement sanitaire départemental type et NF DTU 24.1). Il est vivement recommandé
d’étendre ce nettoyage à trois fois ou plus dans l’année selon la fréquence d’utilisation de l’appareil.
A titre indicatif : environ 6 stères de bois séparent chaque ramonage.

> Vérifier que le conduit de fumées est correctement raccordé à la buse de la chaudière et éventuellement l’étanchéité de ce même conduit.

Remarque : la vérification de l’étanchéité du conduit dans son intégralité relève plutôt des opérations de ramonage et donc des professionnels de ce métier. La procédure la plus courante pour cette vérification consiste en un essai fumigène (voir la mise en œuvre nécessitant deux opérateurs et décrite dans la NF DTU 24.1).

> Vérifier également le bon fonctionnement du régulateur de tirage (si celui-ci est présent). Son bon fonctionnement est primordial pour les chaudières bois.

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