Font vert mondial pour le climat, 100 milliards $ pour les pays émergents

Genève a accueilli la première séance du conseil exécutif du Fonds vert pour le climat du 23 au 25 août 2012. Ce Fonds est appelé à gérer une partie des 100 milliards de dollars que les États ont décidé d’investir pour des mesures climatiques dans les pays émergents et en développement, à partir de 2020, a annoncé le Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE).

Créé en 2011 lors de la Conférence mondiale sur le climat de Durban, le Fonds vert pour le climat est chargé à moyen terme de gérer les montants à disposition et de les investir dans les pays en développement pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à prendre les mesures d’adaptation aux changements climatiques.

Le conseil exécutif du Fonds vert pour le climat est composé de 24 membres représentant pour moitié les pays développés et pour moitié les pays émergents et en développement. La Suisse y partage un siège avec la Russie. Celle-ci en assume la charge durant les 18 prochaines mois, a affirmé le DFAE.

Lors de sa première séance, le conseil exécutif devait se prononcer sur la procédure de sélection des six candidatures déposées par les États intéressés à accueillir le siège du secrétariat permanent de la nouvelle institution. La Suisse et cinq autres États ont déposé une candidature : l’Allemagne, le Mexique, la Namibie, la Pologne et la Corée du Sud. La décision finale sera prise lors de la prochaine conférence sur le climat au Qatar, en novembre 2012.

Cette première séance a principalement servi à la constitution du conseil. Les questions traitées étaient d’ordre organisationnel. Il s’agissait de définir les règles de procédures au sein du conseil ou de préciser l’organisation du secrétariat intermédiaire. Le conseil devait aussi esquisser un premier programme de travail, a ajouté le DFAE.