Les bioénergies, enjeu pour le développement du Nord-Cameroun

Fruits de Ricin

A Garoua, chef lieu de la région du Nord Cameroun, s’est tenu du 19 au 21 juin 2012 un atelier scientifique sur le développement des bioénergies et sur les objectifs de recherche dans ce domaine. Il était intitulé « Les bioénergies, un enjeu pour la durabilité de l’agriculture en zones sèches ». Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur une problématique qui est tantôt décriée pour les risques encourus en termes de sécurité alimentaire, notamment la concurrence supposée avec les productions vivrières, tantôt perçue comme une solution « miracle » face aux aléas climatiques que connaissent les régions soudano-sahéliennes. Un focus a été porté sur les biocarburants et sur le bois de chauffe.

Un atelier original, regroupant chercheurs, acteurs économiques et producteurs

Organisé par l’Institut de Recherche agricole pour le Développement (IRAD), avec l’appui de la société de développement du coton (SODECOTON), du Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (PRASAC), du Centre de coopération internationale en Recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et de la coopération française, cet atelier a pu réunir près de quatre-vingt personnes, spécialistes de divers horizons : chercheurs, universitaires, forestiers, environnementalistes, agronomes, cadres de l’administration, entreprises, agriculteurs.

Les biocarburants : un moyen de contribuer à la sécurisation du revenu agricole

Les discussions ont montré qu’il ne fallait pas opposer biocarburants à base d’oléagineux (soja, tournesol, Jatropha, ricin…) et cultures vivrières, les biocarburants pouvant être un moyen judicieux de contribuer à l’augmentation et à la sécurisation du revenu agricole, notamment par la promotion des investissements individuels dans les équipements motorisés et par l’élargissement des palettes de choix en termes de spéculation offertes aux producteurs, utile en vue de leur adaptation aux fluctuations des marchés. Leur promotion doit passer par l’appui à la professionnalisation de petits opérateurs privés afin de transformer la biomasse en un combustible de qualité (pressage des graines, conditionnement et stockage des huiles, adaptation des moteurs diesel, briquetage…).

Les enjeux liés au bois, première ressource énergétique du Cameroun

L’atelier a par ailleurs approfondi les enjeux liés au bois, qui demeure de loin la première source d’énergie dans le Nord-Cameroun.L’exploitation de cette matière première ne peut être considérée comme une énergie sobre en carbone actuellement, en raison des contraintes que génère la forte demande sur le renouvellement des ressources…

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