Objectif climat -30%, le choix gagnant pour la France

Le Réseau Action Climat a mis à jour sa publication « Objectif Climat 30% : Le choix gagnant pour la France ». Elle contient notamment de nouveaux éléments relatifs aux impacts et à la faisabilité d’un passage à un objectif climatique européen plus ambitieux en 2020.

En mars 2011, la Commission européenne a publié sa « feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l’horizon 2050 ». Cette feuille de route tente de poser les jalons qui permettraient à l’Union européenne de respecter ses engagements en terme de lutte contre les changements climatique à l’horizon 2050.

Cependant, les options retenues par la Commission sont loin d’être satisfaisantes et ne permettront pas de réduire les émissions européennes de 80% à 95% d’ici 2050 par rapport à 1990 à un coût économique et social raisonnable.

L’Europe a pourtant la possibilité d’adopter immédiatement et sans conditions un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici 2020 par rapport à 1990.
Dans le contexte actuel de sortie de crise économique et d’essoufflement des négociations internationales sur le climat, cette nouvelle ambition est plus que jamais nécessaire. Dans ce cadre, le RAC-F a rédigé une publication :« Objectif climat -30% : le choix gagnant pour la France ! ». Cette analyse montre pourquoi et comment, l’objectif de -30% doit servir de détonateur à une nouvelle dynamique climatique européenne. En plus d’être en ligne avec nos objectifs climatiques de long terme, un objectif de -30% en 2020 aura d’importantes retombées positives sur le plan économique et social.

Un objectif de -30% garantirait ainsi :

1 – Le lancement de la transition énergétique et écologique et le respect de nos engagements à l’horizon 2050 de réduire les émissions européennes de gaz à effet de serre de 80% à 95% par rapport à 1990. Cela, à un coût économique et social raisonnable.

2 – Le soutien à la croissance économique à travers l’investissement dans la transition énergétique et écologique, grâce à l’utilisation des fonds issus de la tarification du CO2 à l’échelle européenne et nationale.

3 – La création, en France, de plusieurs centaines de milliers d’emplois nets et non délocalisables et de millions d’emplois en Europe, à travers la constitution d’avantages compétitifs dans de nouvelles filières sobres en CO2.

4 – Une économie, en France, de nos dépenses de santé pouvant aller jusqu’à 595 millions d’euros à l’horizon 2020, grâce à l’amélioration de la qualité de l’air, à la diminution des maladies respiratoires et à l’allègement des mesures de contrôle de la pollution de l’air.

Cap sur les renouvelables

5 – Une baisse de la facture énergétique de la France de 2,1 milliards d’euros par an en moyenne d’ici 2020, ainsi qu’une plus grande résistance aux chocs énergétiques mondiaux.

Pour une mise en œuvre optimale de cet objectif, il faudra entre autres :

  • RÉDUIRE les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire européen.
  • AJUSTER le Système européen d’échange de quotas, pour garantir son efficacité.
  • ENCLENCHER des politiques sectorielles structurantes, notamment dans le bâtiment et le transport.
  • INSTAURER une contribution énergie-climat pour réorienter les comportements des agents économiques.

Pour consulter l’analyse du RAC-F, téléchargez la publication (réédition mai 2012) « Objectif climat -30% : le choix gagnant pour la France ! »