Nantes, le chauffage de 50% des logements sociaux va passer au renouvelable

Nantes Métropole lance un plan d’extension de ses 2 réseaux de chauffage urbain dans le cœur d’agglomération. Ces réseaux alimenteront des écoles, des bâtiments tertiaires, des habitations et le CHU. L’extension sera progressive jusqu’en 2017, permettant de chauffer la moitié de la population nantaise, soit dix fois plus que la moyenne nationale. En 2017, le réseau de chaleur nantais sera alimenté à 41% par la combustion des déchets et à 43% par le bois.

Cette mesure sociale et écologique permet :

Des économies sur les factures : une baisse moyenne de 15% sur les factures pour les copropriétés qui se raccorderont au nouveau réseau (grâce au passage à la TVA à taux réduit en particulier). De plus, l’utilisation d’énergies renouvelables non fossiles garantit à long terme une stabilité du prix du chauffage.

L’extension du réseau a été dessinée pour couvrir prioritairement les quartiers d’habitat social. Ainsi, d’ici 2017, 49,5 % des habitants des logements sociaux de la ville de Nantes bénéficieront de la modération durable de leur facture grâce au raccordement. Le nombre d’équivalents logements raccordés passera de 16 000 à 41 000.

Des économies de CO2 : Le passage de système de chauffages polluants aux nouveaux réseaux à énergie renouvelable permet d’économiser l’émission de 51 000 tonnes de CO2 par an, soit 8% des objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par le Plan Climat de la Métropole.

Les investissements nécessaires à ces extensions sont à la charge exclusive des entreprises à qui la collectivité a délégué le service en vertu d’un contrat d’encadrement très strict.

Le réseau nantais de 2017 :

  • sera composé à 84% d’énergies renouvelables.
  • acheminera 390 000 MWh (contre 132 000 MWh aujourd’hui).
  • desservira l’équivalent de 41 000 logements dont 14 500 logements sociaux et le CHU.
  • Nantes sera la 3ème ville de France pour les réseaux de chaleur (63 km).
  • Les deux chaufferies utiliseront 65 000 tonnes de biomasse par an.

Le Plan Climat de Nantes Métropole a pour objectif de réduire de 30 % les émissions de CO2 par habitant d’ici 2020 sur le territoire. L’implantation de chaufferies alimentées par des énergies renouvelables (déchets ou biomasse notamment) constitue un levier particulièrement efficace pour atteindre cet objectif.

1 réponse
  1. 6 mars 2012

    […] Ces réseaux alimenteront des écoles, des bâtiments tertiaires, des habitations et le CHU.Via http://www.bioenergie-promotion.fr Publié dans Non […]