France, étudier un projet d’injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel

Station de traitement de biogaz avant injection à Schwandorf, Allemagne, photo Schmack

Chaque projet d’injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel est unique en fonction du type de déchet traité, de la situation par rapport au réseau existant, de la courbe de production de biométhane. En France, pour chaque demande d’injection de biométhane, GrDF (Gaz réseau Distribution France) doit étudier la faisabilité technique du projet sous un certain nombre d’aspects impactant le réseau :

  • pression et capacité du réseau à absorber le débit pendant les périodes creuses
  • qualité du gaz et odorisation
  • contrôle de l’injection (et des non conformités)
  • comptage

Ainsi, la position du point d’injection de biométhane  et les quantités doivent être compatibles avec la capacité du réseau et ses conditions d’exploitation.

Dans le but de préserver de l’intégrité des ouvrages du gestionnaire de réseau vis-à-vis des risques de réaction chimique et de modification des caractéristiques physiques de ses matériaux constitutifs et de garantir l’acheminement vers les clients d’un gaz apte à la combustion et conforme à la réglementation en vigueur, le biométhane doit être conforme aux prescriptions techniques prises en application du décret 2004-555 du 15 juin 2004  et publiées sur ce site.

Un projet de première opération d’injection de biométhane en France dans le réseau de distribution de GrDF est développé à Lille Sequedin. Des cahiers des charges adaptés à ce projet ont été réalisés pour Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU) :

  • au cahier des charges du poste d’injection et du dispositif local de mesurage du biogaz injecté à Lille-Sequedin
  • au cahier des charges fonctionnel d’une station d’odorisation de biogaz à Lille-Sequedin
  • cahier des charges fonctionnel du contrôle des caractéristiques du biogaz injecté à Lille-Sequedin

Vous pouvez télécharger quelques éléments génériques de ces cahiers des charges: