Le Franc suisse fort fragilise la production de granulés locaux

Le cours élevé du Franc suisse par rapport à l’Euro et à d’autres devises cause de gros dommages à l’économie suisse. Depuis longtemps, la devise helvète est un handicap pour toutes les branches de production.

Pour le bois-énergie, le Franc fort affecte surtout les producteurs nationaux de granulés , puisque le coût de la matière première est élevé lorsque celle-ci est achetée localement aux prix suisses. En raison du coût de transport élevé des matières premières à faible densité, l’approvisionnement sur d’autres marchés géographiques atteint rapidement ses limites économiques. Se fournir en matières premières à l’étranger n’est donc pas envisageable.

L’indépendance énergétique par rapport aux importations reste un argument de vente important pour le chauffage à granulés (pellets). Toute la branche suisse productrice de pellets profite de cette vision. Si les granulés de bois produits en Suisse sont progressivement supplantés par des pellets d’importation, cela nuirait donc à l’image de ce combustible. Cependant, à l’inverse, les cours de change actuels du Franc permettent l’importation de combustibles à des tarifs attractifs.

Face à ces arguments contradictoires (se chauffer avec des énergies locales ou bien profiter des prix avantageux des pellets d’importation), le groupement d’intérêt de la branche de production de pellets suisse « proPellets.ch » réagit avec un code de déontologie. Celui-ci exige notamment une déclaration claire quant à la provenance de la matière première, ainsi que l’indication du lieu où celle-ci a été affinée pour être transformée en pellets de bois.

Une information Énergie Bois Suisse (Bulletin de septembre 2011)