La valorisation énergétique des déchets municipaux en Europe

La dixième édition du bilan EurObserv’ER dresse un état des lieux encore succinct sur la situation des filières de valorisation énergétique des déchets municipaux en Europe. Le rapport fournit quelques analyses pour des pays comme l’Italie, l’Irlande, la Belgique ou la Finlande.

Les deux derniers baromètres bilan n’ont pas couvert les aspects socio-économiques du secteur des déchets municipaux renouvelables. Les données étaient quasiment inexistantes dans la plupart des pays membres de l’Union européenne. Cependant, la CEWEP (Fédération européenne des professionnels de la valorisation énergétique des déchets) qui représente environ 380 unités d’incinération des déchets en Europe, a publié en 2010 des rapports concernant plusieurs États membres de l’Union européenne, dont des estimations sur l’emploi direct, mais rien sur les chiffres d’affaires. Ces rapports sont la base du présent travail sur la filière.

>> Les emplois créés dans les installations de valorisation énergétique des déchets résident principalement dans les domaines de l’exploitation, de l’administration et de la sous-traitance, utilisée de façon régulière (pour la maintenance, par exemple). Ces créations d’emplois sont évaluées par rapport à la capacité totale de traitement des déchets. EurObserv’ER estime un total de 25 200 emplois dans 15 pays, en s’appuyant sur des rapports de la CEWEP ou sur d’autres données spécialisées.

>> Quant au chiffre d’affaires de la filière, aucune donnée n’est disponible. Pour certains États, la CEWEP a publié des coûts d’investissement moyens par capacité installée pour la génération de chaleur et d’électricité. Ceux-ci s’échelonnent de 1,3 à 1,5 millions d’euros par mégawatt électrique pour la Finlande mais peuvent aller jusqu’à 5,3 millions d’euros par mégawatt électrique pour la Belgique.

>> Pour l’Italie, Energy & Strategy Group a mentionné des coûts de marché et d’investissement de 6 millions d’euros par mégawatt électrique et des coûts d’exploitation de 1,15 millions d’euros.

>> Pour l’Irlande, ces coûts d’investissement sont encore plus élevés puisqu’ils se situent entre 7,2 et 8,8 millions d’euros. EurObserv’ER n’a pas inclus de tableau spécifique concernant les chiffres d’affaires, car peu de pays disposent de ce type de ratios. Étant donné la dynamique des marchés dans les pays de l’Union européenne, EurObserv’ER mise sur une croissance lente mais continue du nombre d’emplois dans ce secteur. Il suivra les évolutions afin de recueillir davantage de données socio-économiques sur la filière des déchets municipaux renouvelables au cours des prochaines années.

>> Retrouver ces informations dans l’État des énergies renouvelables en Europe, Ed. 2010