Une chaudière bois sur le réseau de chaleur de Rillieux-La-Pape

Rillieux-La-Pape et sa chaufferie à droite, photo Frédéric Douard

La ville de Rillieux-La-Pape souhaitait rénover son réseau de chaleur. Elle vient pour cela et après appel d’offres de confier au groupement mené par Cofely la modernisation du réseau et l’exploitation de celui-ci durant les 8 prochaines années. Le groupement porte l’investissement, supérieur à 10 millions d’euros, qui sera subventionné par l’Ademe à hauteur de 12 % (Fonds Chaleur) par le Conseil Général du Rhône, la Région Rhône-Alpes et le Fonds européen FEDER.

La centrale de production au fioul lourd est remplacée par une centrale biomasse de 6 MW. Le recours à cette énergie locale et renouvelable permettra de réduire de 5 % la facture énergétique et de 80 % les émissions de CO2. Par ailleurs, la nouvelle installation permettra aux utilisateurs de bénéficier d’une chaleur produite à 90 % à partir d’énergies renouvelable (bois-énergie) et de récupération (récupération de l’énergie produite par l’incinération des déchets ménagers), leur garantissant un chauffage plus respectueux de l’environnement et plus économique, avec un prix stable dans la durée. L’appoint et le secours seront assurés par la chaufferie des Semailles qui sera modifiée avec un passage du fioul au gaz.

La chaufferie biomasse représente également un formidable atout pour la filière bois locale qui lui fournira, dès 2013, 7 000 tonnes de bois-énergie par an, composé à 50 % de plaquettes forestières. Cofely s’est engagé à assurer l’approvisionnement depuis la plateforme de Saint-Maurice-de-Gourdans à 30 km. La centrale sera construite sur un terrain mis à disposition de la Ville de Rillieux-la-Pape par le Grand Lyon à proximité de Valorly. Elle sera exploitée par une filiale dédiée de Valorly qui continuera quant à elle comme par le passé d’alimenter le réseau en chaleur à partir de l’Unité de Valorisation Energétique (UVE) des déchets ménagers, exploitée en concession pour le Grand Lyon.

Dans le cadre du contrat, le groupement fiabilisera et modernisera le réseau de canalisations, avec notamment un doublement de sécurité au sud du périmètre délégué.

La réalisation de la nouvelle chaufferie débutera au premier semestre 2012 pour une mise en service à l’automne 2013.

Rillieux-la-Pape, une ville engagée pour durer
Avec plus de 30 000 habitants et 1 455 hectares, la commune de Rillieux-la-Pape se distingue par sa diversité.
Diversité des paysages. Rillieux-la-Pape est située au Nord Est de l’agglomération lyonnaise, en bordure du département du Rhône dont elle fait partie. C’est l’une des 55 communes qui composent la communauté urbaine.
La ville se caractérise par l’histoire de sa construction et sa topographie. Le béton côtoie la verdure, symbole de la fusion en 1972 des deux communes : Crépieux-la-Pape et Rillieux. Dans la Ville nouvelle, les grands immeubles verticaux construits dans les années 70 disparaissent peu à peu pour laisser place à des bâtiments modernes à taille humaine, de trois ou quatre étages. Les nombreux squares et aires de jeux constituent des bulles d’oxygène pour les habitants. Autour de l’urbain, les maisons individuelles et les terrains agricoles offrent une dimension plus rurale de Rillieux-la-Pape. Comme une ville à la campagne.

Diversité des populations. La commune regroupe 72 nationalités. Autant de savoirs, de coutumes et de traditions qui enrichissent Rillieux-la-Pape. Programmés tout au long de l’année, les rendez-vous populaires comme le carnaval, la fête des associations, le 14 juillet, la fête des voisins, le pique nique citoyen ou les vœux du maire reflètent parfaitement cette plus-value culturelle.

Diversité des actions. Depuis l’automne 2004, la ville s’est lancée dans le développement durable avec la construction de son agenda 21, plan d’actions pour le 21e siècle. Agir pour vivre mieux, c’est le nom du livre local paru en 2006 qui fixe les actions à mener pour que Rillieux-la-Pape et ses habitants soient en bonne santé, aujourd’hui et demain, et pour concourir à un monde plus solidaire. Santé, économie, déchets, accès aux loisirs, déplacements, tranquillité, urbanisme… trente-deux thèmes de la vie quotidienne sont passés en revue avec des objectifs précis. Pour une ville durable. Une version 2 l’agenda 21 est programmé pour le premier semestre 2012.

Source : Cofely