L’essor mondial de la biomasse, pour tous

Article de Duncan Macqueen, directeur du département forêts de l’IIED, paru dans le Magazine Bioénergie International n°14 – Mai 2011

Atelier de fabrication de charbon de bois de mangrove, Thaïlande. © Cirad, G. Trébuil

Plus de 2 milliards d’humains dépendent de la biomasse comme source d’énergie et l’agence internationale de l’énergie prévoit que la part de la biomasse dans la fourniture d’énergie mondiale va tripler d’ici 2050, pour atteindre 30% de la demande totale d’énergie. Pourtant dans beaucoup de pays en développement cette énergie est perçue comme une solution archaïque et polluante, souvent criminalisée, non durable et mal payée. Une approche plus sophistiquée, qui légalise et sécurise une production durable au niveau local pourrait renforcer la sécurité énergétique, réduire les émissions de carbone, protéger les forêts et réduire la pauvreté.

La hausse des coûts des combustibles fossiles et les craintes sur la sécurité énergétique sont à l’origine de la quête mondiale d’énergies alternatives, et notamment sur les énergies renouvelables qui peuvent réduire les émissions de carbone et aider à lutter contre le changement climatique. Concernant la biomasse, il faut savoir qu’elle représente aujourd’hui les trois quarts des énergies renouvelables consommées sur la planète. Et la majorité de cette biomasse tant du bois et elle pourra faire face à une demande croissante tant que les forêts sont gérées localement et exploitées de manière similaire que la question de la sécurité alimentaire. Parallèlement, si elle est produite de manière durable et convertie efficacement en énergie, elle produira peu d’émissions polluantes.

Il y a d’autres avantages dans la biomasse et en particulier lorsqu’il s’agit de développement. La biomasse est accessible même aux nations les moins riches. Elle peut être convertie sous plusieurs formes, chaleur, électricité, liquide et gaz, même à l’aide de technologies de base. Elle est source de création d’emplois dans toute la chaîne logistique, ce qui est un facteur de réduction de la pauvreté. Les risques pour la santé que sa mauvaise utilisation génère aujourd’hui peuvent être résolus à peu de frais avec l’aide de procédés plus efficaces et des appareils de combustion plus performants….

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