France, le tarif de rachat de l’électricité « biogaz » revalorisé fin avril

Bonnes nouvelles en perspective pour le biogaz français !

Le Premier ministre français François FILLON a présidé ce mardi 22 février 2011 une réunion de ministres entre autres consacrée à la méthanisation, en présence de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et de François BAROIN, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat.

Le Gouvernement français souhaite encourager l’accélération des projets afin d’atteindre les objectifs fixés pour 2020 avec la mise en place de dispositifs de soutien renforcé :

  • d’une part, le biogaz issu de la méthanisation pourra être injecté sur les réseaux de gaz naturel après la parution des textes réglementaires cet été.
  • d’autre part, le tarif de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz sera revalorisé d’ici la fin du mois d’avril, pour devenir comparable au tarif existant en Allemagne.

Voir également l’article « La filière biogaz française (enfin…) prête à démarrer  »
Le gouvernement a présenté les nouveaux tarifs d’achat d’électricité issue du biogaz en hausse de 20% et ceux d’injection dans le réseau de gaz naturel. Les décrets sont respectivement attendus fin avril et cet été. 28/02/2011 – Lire l’actu © Actu-Environnement

1 réponse
  1. Vanmeulebroucke Guy dit :

    Bonjour,
    Un commentaire du Pays Basque concernant un projet de méthanisation à Bayonne,projet contesté pour son implantation en zone très urbaine et la politique très critique sur la gestion globale des déchets,méthanisation dont je suis malgré tout un partisan inconditionnel ainsi que de la gazéification des déchets.

    TRI DES DECHETS,RECORD BATTU:34 à 9!!!

    La presse et divers sites internet ont fait état du record en Angleterre par la ville de Newcastle pour la mise en place de 9 poubelles différentes pour le tri et le ramassage des déchets.Record largement battu par le record mondial détenu par les habitants d’un petit village Japonais qui en compte 34 chez l’habitant.
    Reportage publié dans un journal de Tf1 que l’on peut consulter sur le site ci-dessous :

    Un village japonais sans déchet – mono-dix-phobia – モノ – 十 – 恐怖症
    1 message – Dernier message : 16 déc. 2009
    Un village japonais sans déchet. Vidéo ici à partir de 00:26 min. 0 kiff | Ajouter un commentaire – 15 commentaires |. Partager ▼ …
    mono-dix-phobia.skyrock.com/2725653348-Un-village-japonais-sans-dechet.html – En cache.

    Heureusement avec le tri courant,les apports volontaires en déchetteries et les techniques mécanisées,nous n’en sommes pas encore là.Sauf que cela n’empêche pas la mise à disposition d’un container supplémentaire pour le tri et la collecte des déchets fermentescibles et d’une politique de valorisation de qualité tant pour le biogaz que le compost.

    L’article L.541-21-2 du code de l’environnement impose la collecte séparée des déchets valorisables,pour autant que cela soit réalisable d’un point de vue technique,environnemental et économique.Cela se fait déjà dans d’autres villes comme par exemple la communauté de Lorient qui distribue des seaux de 5 litres et sacs biodégrables et dans de nombreux pays.

    Le clan très majoritaire des élus locaux partisan de l’immobilisme,en charge de la gestion,de l’organisation du tri et des collectes des déchets urbains devrait revoir sa copie quant à l’implantation du fameux projet Canopia sur le site de BATZ et la politique rétrograde centrée sur les ordures ménagères dites résiduelles.
    La généralisation de la mise en œuvre de tables de tris dans les écoles,les collèges,lycées,universités et autres établissements publics,l’implantation de déchetteries et bornes supplémentaires,l’instauration de la redevance incitative et de la pesée embarquée couplée à la mise en place d’une politique de collectes sélectives des FFOM sont les bases mêmes d’une bonne et saine gestion,à moins de vouloir décourager les bonnes volontés et le comportement éco-citoyen,en privilégiant la politique archaïque de l’enfouissement des déchets et…de l’argent public.

    Le syndicat Bil Ta Garbi dont les élus locaux sont créateurs et membres,en charge du regroupement et du traitement des déchets est lui-même adepte du lobby des collectivités qui préconisent les collectes des OMR et l’utilisation des fameux bioréacteurs-stabilisateurs (BRS),ce qui présage le maintien d’une gestion déjà obsolète pour les 20 ans à venir.Dans le cadre d’une vérible collecte des biodéchets,les BRS qui ne servent qu’à ouvrir les sacs,déshydrater et pré-fermenter les éléments humides compostables tout en continuant un mélange polluant,commencé dans les bennes sont coûteux et inutiles.

    Vinci-environnement qui détient la licence du procédé suisse Kompogas(axpo) a conçu l’unité de traitement de Montpellier avec les BRS,nous en connaissons les problèmes,sauf que Kompogas qui base sont procédé sur les collectes sélectives des biodéchets n’utilise pas de BRS.L’article paru dans la revue SuisseEnergie éditée par l’office fédéral de l’énergie est intéressant sur le sujet.
    « A quoi ressemble une installation Kompogas et comment fonctionne-t-elle?
    Elle se compose, pour l’essentiel, d’une fosse profonde, d’une déchiqueteuse,du fermenteur en tant que pièce maîtresse du système, d’une centrale énergétique,d’une presse, d’un composteur et d’un dispositif de biofiltration. »

    « En vertu de l’analyse du cycle de vie de l’installation Kompogas à Otelfingen,une deuxième installation Axpo a été certifiée en décembre 2009 étayée par une déclaration environnementale élaborée selon le standard international ISO 14025. On s’est rendu compte que la fermentation dans une installation Kompogas représente l’une des méthodes de valorisation des déchets parmi les plus respectueuses de l’environnement.Chaque tonne de biodéchets,valorisée de la sorte au lieu de pourrir dans une décharge, permet en effet d’économiser quelque 200 kg d’équivalents CO2.L’élément majeur de la déclaration environnementale selon ISO 14025 est un écobilan. Cette méthode clairement structurée, basée sur des normes internationales,permet de quantifier et d’estimer les émissions dans l’environnement ainsi que l’utilisation des ressources durant toutes les phases de production de l’électricité, de la chaleur,du biogaz et du digestat. A cet effet,l’installation Kompogas a donné lieu au prélèvement et à l’évaluation d’une multitude de facteurs en rapport avec l’environnement. Dans ce contexte,il a été tenu compte du cycle de vie du système Kompogas dans son entier, à savoir les transports des biodéchets vers l’installation Kompogas, la construction et l’exploitation de celle-ci ainsi que le traitement des déchets générés.Sous cet angle de vue, il ne peut être que recommandé aux communes suisses de passer, dans la mesure du possible, de la gestion des déchets à la gestion des ressources. Un premier pas dans cette direction pourrait être une visite guidée de l’installation Kompogas à Otelfingen et du centre d’information qui lui est rattaché. »

    Concernant Urbaser-environnement,l’enquête menée par Ramuntxo GARBISU journaliste d’EITB et relatée par l’ADECH est très significative sur les problèmes de traitement des OMR avec en plus l’utilisation des BRS,la qualité du compost (la norme française 44-051 est une des plus laxiste de l’UE)ainsi que la qualité et quantité du biogaz produites n’étant pas au rendez-vous.Par ailleurs,le syndicat de la Drôme,le Sytrad en bute avec Urbaser,fait parti du même lobby que Bil Ta Garbi et vu les projets et les résultats obtenus par certains le pire est à craindre.

    L’utilisation de bioréacteurs-stabilisateurs nous ramène à la sous-traitance.Si Vinci fait fabriquer ses tubes en Slovaquie,Urbaser le ferait en Italie d’après les infos trouvées sur leur site.Celui-ci,par ailleurs fait état d’un contrat de 8 ans,or,jusqu’à preuve du contraire si des avenants sont prévus il n’en reste pas moins aléatoires. Si le marché de conception-construction-exploitation est prévu pour 5 ans,l’avis d’attribution de marché stipule que :

    « Groupement URBASER SA (mandataire) – URBASER ENVIRONNEMENT – DHA ARCHITECTE, c/o 1140,avenue Albert Einstein, F-,34935 Montpellier Cedex 09. tél. : 04 67 99 41 00. Fax : 04 67 99 41 01.

    V.4) Informations sur le montant du marché :Estimation initiale du montant du marché :Valeur : 88 126 000 EUR.hors TVA.Valeur totale finale du marché :Valeur : 94 586 231 EUR.hors TVA.
    V.5) Le marché est susceptible d’être sous-traité : oui. Indiquer en valeur ou en pourcentage la part du marché susceptible d’être sous-traitée :Inconnue. » (???).

    Les textes réglementant les marchés publics et la sous-traitance sont explicites mais n’empêchent nullement les dérives.Il appartient au pouvoir adjudicateur,responsable d’une bonne utilisation de l’argent public,du rapport qualité/prix et de la mise en œuvre technique d’un ouvrage,d’assurer un contrôle rigoureux de tous montages conduisant à la constitution de groupes opportunistes et (ou)d’un mille-feuilles anarchique aux détriments d’entreprises dont la capacité et la responsabilité techniques,financières et sociales sont dûment reconnues.

    De nombreux pays mettent en œuvre une politique d’énergie renouvelable comme le biogaz issu du traitement des déchets urbains,agricoles et de la biomasse pour la production de biocarburant ou d’électricité.La politique du tout électrique en particulier pour les véhicules conduit à désavantager la filière biogaz-biocarburant alors que celle-ci se révèle plus économique,y compris pour les flottes captives des collectivités par rapport à l’approvisionnement au prix fort sur le marché. Un véhicule fonctionnant au bio-méthanol qui ne pollue pas et d’un coût à peu près équivalent à un véhicule à essence est plus économique qu’un véhicule électrique,sans oublier l’absence de mise en oeuvre de ceux fonctionnant à l’air comprimé,en particulier les bus.L’utilisation primaire de biocarburant se doit d’être prioritaire pour les collectivités qui maitrise la production du traitement des déchets et contrairement à la vente d’électricité l’injection du biogaz dans le réseau est plus logique sur le plan technique et économique.La politique du tout électrique conduit déjà à racheter l’énergie au prix supérieur que ne le paye le consommateur et le développement des véhicules électriques ne fera qu’accroitre le parc nucléaire et le coût de l’électricité ainsi que celui des batteries qui nécessite des matières fossiles rares que les producteurs feront valser comme le pétrole !

    « Les filets d’eau qui s’écoulent des rus,forment des fleuves tumultueux qui,charriant les déchets de l’humanité,finissent en bouillonnant dans le chaudron magique de l’environnement par faire une soupe nauséabonde d’or et d’argent dont ce repaissent les chaudronniers! »