3 GW de capacité électrique renouvelable non-intermittente ajoutée en 2025 dans le Monde par usage de biomasse solide
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La centrale biomasse Green Valley Energy à Golbey dans les Vosges produit 25 MW d’électricité renouvelable toute l’année en valorisant du bois déchet issu du recyclage, photo GVE
Le cabinet ecoprog, société de conseil basée à Cologne, vient de publier la seizième édition de son rapport annuel Biomass to Power. Selon cette étude de marché annuelle sur la conversion de la biomasse solide en électricité, 2025 aura été une bonne année avec plus de 3 GW de capacité électrique renouvelable non-intermittente ajoutée en 2025 dans le Monde.
Le marché mondial de la valorisation énergétique de la biomasse solide pour la production d’électricité renouvelable demeure attractif. L’année 2025 a ainsi connu sa plus forte expansion depuis 2018, malgré un ralentissement en Chine, qui dominait auparavant ce marché depuis des années. La plupart des nouvelles capacités ont été installées en Asie, tandis que l’Europe reste la région leader en matière d’investissements dans ce secteur. Ce sont là les principales conclusions de la 16e édition de l’étude annuelle d’ecoprog sur le marché mondial de la bioélectricité produite à partir de biocombustibles solides.
Selon les estimations d’ecoprog, environ 180 nouvelles centrales de valorisation énergétique de la biomasse solide ont été installées en 2025. Le parc mondial de centrales biomasse a ainsi atteint plus de 5800 unités, pour une capacité de production d’électricité cumulée de 94,7 GWé. L’Asie possède le plus important parc, avec plus de 38 GWé, suivie de l’Europe avec environ 24 GWé. D’ici 2034, ecoprog prévoit une augmentation à environ 6800 centrales bomasse dans le monde, pour une capacité totale de près de 109 GWé.
En Asie en 2025, seules une dizaine de centrales, d’une capacité totale de 200 MWé, sont entrées en service en Chine, contre une soixantaine de centrales totalisant 2,3 GWé en 2021. Ce ralentissement s’explique principalement par la saturation du marché et la réduction des subventions. À l’inverse, le marché japonais reste dynamique, avec des projets d’envergure toujours annoncés et mis en œuvre. Citons par exemple les centrales de Tomakomai et Gobō, d’une capacité de 50 MWé chacune, toutes deux achevées en 2025.
Au cours des dix prochaines années, ecoprog prévoit que le Japon ajoutera plus de 3 GWé, même si le développement devrait ralentir après 2030. Néanmoins, le marché asiatique de la valorisation énergétique de la biomasse reste dynamique, de plus en plus de pays développant cette technologie. Pour le Vietnam, par exemple, ecoprog anticipe une augmentation d’environ 800 MWé au cours de la prochaine décennie.
L’Europe demeure un marché clé pour la bioénergie. Les volumes d’investissement élevés sont alimentés par de nouveaux projets en cours, dont certains de grande envergure, ainsi que par un marché important de la maintenance et de la modernisation. En Espagne, par exemple, 250 millions d’euros sont investis dans le projet de Solvay à Torrelavega. En Pologne, la centrale de Częstochowa est en cours de conversion du charbon à la biomasse pour un montant d’environ 100 millions d’euros.
Parallèlement, le marché européen de la valorisation énergétique des énergies fossiles évolue. Les exigences en matière de durabilité se durcissent dans le cadre de la directive européenne RED III. Le soutien à la production d’électricité à partir de biomasse diminue, tandis que l’accent est mis davantage sur la production de chaleur à partir de biomasse comme en France. Le développement futur en Europe sera de plus en plus lié à la décarbonation du chauffage industriel et urbain. En France, le marché du chauffage renouvelable profite du fonds de soutien à la chaleur qui a atteint un volume d’environ 800 millions d’euros en 2024 et 2025.
L’étude complète d’ecoprog sur la valorisation énergétique de la biomasse est en vente sur www.ecoprog.com.









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