La Cour européenne de justice déboute des opposants à la biomasse

La biomasse-énergie n’a d’avenir qu’avec des critères de durabilité obligatoires. La chaufferie communale des Gets en Haute-Savoie en est une belle illustration locale, photo Samuel Douard

La Cour européenne de justice vient de rejeter comme irrecevable une affaire déposée le 4 mars 2019 par un groupe de personnes et d’organisations non gouvernementales contre la biomasse-énergie. Avec cette décision, la Cour dégage les doutes sur l’avenir de la première source d’énergie renouvelable de l’Union Européenne.

Pour l’association Bioenergy Europe, le travail inclusif porté par les décideurs et les experts au cours de nombreuses années de consultations, le débat scientifique et la collecte de preuves qui ont conduit au cadre de viabilité de la directive REDII est une fois de plus reconnu comme une approche solide.

« L’arrêt rendu par la Cour européenne de justice (CJUE) marque un jalon important dans le contexte de la phase d’implémentation de la directive REDII. Un débat reposant sur des bases de vision à court termes et des informations erronées est trop souvent mis en avant sans qu’on ait la chance de voir opérer le critère de durabilité. Tout en saluant la décision prise par la CJUE, le secteur des bioénergies poursuivra son soutien à l’approvisionnement durable en bioénergie, dans le but d’atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050. »

Depuis la première phase de la consultation, l’industrie de la bioénergie a pleinement soutenu la mise en place de critères de durabilité pour la biomasse solide. Ceux-ci assurent que la biomasse est produite de manière durable, quelle que soit son origine géographique.

Si elle est produite de manière durable, la bioénergie apporte des avantages environnementaux et socio-économiques considérables. La bioénergie représente aujourd’hui près de 60% de la consommation d’énergie renouvelable dans l’UE. Ce secteur est un acteur majeur de l’industrie de l’Union et contribue au développement économique local et régional avec plus de 700 000 emplois.

Jean-Marc Jossart

Nous sommes maintenant à quelques mois avant la mise en œuvre intégrale de la directive REDII. Les producteurs de bioénergie travaillent dur pour être prêt et se conformer pleinement aux nouveaux critères. La REDII est essentielle pour assurer la croissance durable du secteur de la bioénergie, un acteur clé dans la transition climatique neutre. Les bioénergies n’ont d’avenir qu’avec des critères de durabilité obligatoires, reléguant les énergies fossiles à l’âge de pierre.

Jean-Marc Jossart, secrétaire général de Bioenergy Europe