Gros effort de réduction des particules fines dans les chaufferies bois suisses

La chaufferie de Münchwilen dans la canton de Thurgovie est équipée de filtres à particules, photo EBS

La chaufferie de Münchwilen dans la canton de Thurgovie est équipée de filtres à particules, photo EBS

Depuis 2007 en Suisse, toute chaudière à bois dont la puissance dépasse les 500 kW doit être équipée d’un séparateur de particules («filtre à poussières»). Les nouvelles installations doivent d’emblée disposer d’un tel filtre, tandis que les systèmes plus anciens mis en service avant 2007 bénéficient d’un délai de post-montage jusqu’en l’an 2017 au plus tard. Le résultat de cette démarche au profit d’un air plus propre est déjà chiffrable.

Des devoirs bien faits

Le Conseil fédéral a décidé en 2007 de réduire la valeur limite pour l’émission de particules fines par les grandes chaudières à bois afin d’éviter que la pollution n’augmente suite à l’essor de l’exploitation de l’énergie-bois. On constate dès aujourd’hui que la filière énergie-bois a relevé ce défi de taille et qu’elle a bien «fait ses devoirs».

Depuis 2007, les nouvelles installations devaient d’emblée être équipées d’un séparateur de particules. Mais cette réduction a également touché plus de 800 installations d’une puissance supérieure à 500 kW, qui avaient été fabriquées et mises en service avant 2007. Un sondage effectué au sein du secteur a révélé que la majorité de ces systèmes dispose dès aujourd’hui d’un séparateur de particules, soit un an avant l’échéance du délai de post-montage.

Le stockage des conteneurs à particules à Münchwilen, photo EBS

Le stockage des conteneurs à particules à Münchwilen, photo EBS

Cette démarche a permis de réduire le volume de particules fines émises annuellement de l’équivalent de 1100 conteneurs de 800 l par le passé à moins de 100 conteneurs par an aujourd’hui. Ce sont ainsi plus de 650 tonnes de particules fines qui n’impactent plus l’atmosphère ni les poumons, mais sont correctement acheminées vers les décharges.

Andreas Keel, directeur d’Energie-bois Suisse, commente ainsi ce bilan réjouissant : «Cela prouve que la protection du climat est possible sans effets secondaires.»

www.energie-bois.ch